Terminé
Exposition

François Sagnes – Jardin de l’ombre

13.0110.02
arrêt sur l'image galerie
45 cours du Médoc, 33300 Bordeaux
Arrêt sur l'image galerie
À l’occasion de la parution d’un ouvrage que François Sagnes a réalisé, arrêt sur l’image galerie, à Bordeaux, présente « Jardin de l’ombre ». Ce travail, réalisé de mai 2008 à juin 2009, est une série de 88 photographies en noir et blanc réalisées sur la toiture de la Base sous-marine de Bordeaux, abandonnée à la friche depuis la dernière guerre. À l’image des compositions d’un jardin de méditation japonais et de ses points de vues fixes imposés, « Jardin de l’ombre » reprend des assemblages de quelques blocs minéraux que sont les éclats du béton et de quelques végétaux, sur un sol de tapis de mousse.
13 décembre 2023   •  
Écrit par Milena III
François Sagnes – Jardin de l'ombre
© François Sagnès / Courtesy of Arrêt sur l'image galerie

À l’occasion de la parution d’un ouvrage que François Sagnes a réalisé, arrêt sur l’image galerie, à Bordeaux, présente Jardin de l’ombre. Ce travail, réalisé de mai 2008 à juin 2009, est une série de 88 photographies en noir et blanc réalisées sur la toiture de la Base sous-marine de Bordeaux, abandonnée à la friche depuis la dernière guerre. À l’image des compositions d’un jardin de méditation japonais et de ses points de vues fixes imposés, Jardin de l’ombre reprend des assemblages de quelques blocs minéraux que sont les éclats du béton et de quelques végétaux, sur un sol de tapis de mousse.

À l’inverse de la pensée du jardin japonais, dans lequel est absolument maîtrisé le travail du choix, des formes et des implantations des pierres, ici ce sont les aléas du devenir du lieu qui ont défini les formes et leurs compositions : le minéral des éclats de béton, depuis les bombardements dont ils sont issus, les végétaux adventices en croissance libre contraints par les rais de lumière… Le tout avec pour fonds les suintements du ciment des murs, comme dans le jardin japonais les murs d’enceinte sont imprégnés d’une terre empreinte de métaux ferreux qui s’oxydent avec le temps pour faire apparaître les formes évolutives de peintures d’arrière-plans.

Réflexion sur le monde et sur la vie pour laquelle ni les pensées sur la ruine du XVIIIe siècle, ni celles d’une mélancolie des ruines issues du Romantisme, ni les fascinations aujourd’hui en vogue pour les espaces délaissés, les ruines industrielles, les végétalisations, ni les notions de résilience ne sont aptes à nous donner des outils d’analyse pertinents. Pensées pour le moins inopérantes s’agissant du lieu de la base sous-marine d’où sont issus les motifs de ces photographies. Alors quoi ? Images de réflexion.

Les événements du moment
Voir tout l'agenda
Polaraki : Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi
Sans titre, Araki Nobuyoshi 1990-2024 © Musée Guimet, Paris Nicolas Fussler.
En cours
Exposition
Polaraki : Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi
01.1012.01
Musée Guimet
Le musée Guimet accueille, du 1er octobre 2025 au 12 janvier 2026, l’exposition Polaraki, qui a vu le jour grâce à l’exceptionnel don de...
Angel Albarrán & Anna Cabrera : Songes chromatiques
© Angel Albarrán & Anna Cabrera
En cours
Exposition
Angel Albarrán & Anna Cabrera : Songes chromatiques
06.1124.01
Les Douches la Galerie
Pour inaugurer son nouvel espace rue Chapon, dans le Marais, la galerie Les Douches accueille, du 6 novembre au 24 janvier, l’exposition...
Ray K. Metzker : Obscurités radieuses
Man Wall Street Grid, 1964 © Ray K. Metzker, Estate of Ray K. Metzker. Courtesy Les Douches la Galerie, Paris
En cours
Exposition
Ray K. Metzker : Obscurités radieuses
18.1024.01
Centre photographique Rouen Normandie
Jusqu’au 24 janvier 2026, le Centre photographique Rouen Normandie dévoile la première grande exposition institutionnelle en France...
Edward Weston Modernité révélée & Tyler Mitchell Wish This Was Real
Motherlan Skating, 2019 © Tyler Mitchell
En cours
Exposition
Edward Weston Modernité révélée & Tyler Mitchell Wish This Was Real
15.1025.01
Maison Européenne de la Photographie
Pour la rentrée, la MEP présente deux accrochages distincts : Modernité révélée, d’Edward Weston (1886-1958), et Wish This Was Real, de...
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
04 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche