« Cabinet cards »

18 août 2015   •  
Écrit par Fisheye Magazine
"Cabinet cards"
Avec beaucoup de gouache, l’artiste Tom Butler donne une seconde vie à des cartes de visite datant de l’époque victorienne. Dans une vidéo, il explique comment il procède.

Déguisés ou défigurés, les personnages présents sur les cartes retravaillées à la gouache par Tom Butler sont tous méconnaissables. Entre Londres et le Maine, l’artiste donne un nouveau souffle à des cabinet cards (des photo-cartes de 11 par 15 cm, plus grandes que les cartes de visite de la fin du 19e siècle). Titulaire de deux licences de sculpture et d’un master des Beaux-Arts, l’Américain a commencé à retoucher ces images en 2010 et compte aujourd’hui plus de 800 œuvres à son actif. Dans une vidéo réalisée par The Photographer’s Gallery, il expose son processus de création.

A ses débuts, l’artiste retouchait plutôt des paysages en ajoutant par exemple des barrières dans une rue. “Et puis un jour, mon stock de carte postales de paysages s’est épuisé. Je suis tombé sur une boite de portraits au format photo-carte et je me suis lancé.”, raconte-t-il dans la vidéo.

Carte postale retravaillée par Tom Butler / Capture d’écran

S’il peint sur des photos déjà existantes c’est pour pouvoir y répondre immédiatement. “Créer à partir d’un support pré-existant est très excitant. Lorsque je commence à dessiner sur une carte, je ne sais pas à quoi ressemblera le résultat. Je me laisse guider par un détail qui accroche mon regard et je m’arrête au moment où le modèle a repris vie.

Image extraite de la série “Cabinet Cards” © Tom Butler / Capture d’écran

Malgré les transformations, le résultat est toujours cohérent: les nouveaux dessins se mêlent parfaitement à l’œuvre originale. Les couleurs des clichés et la métamorphose de chacun des modèles rappellent l’esthétique des freak shows américains. “Les modèles sont monstrueux et très très sinistres. Ils me permettent de projeter sur eux mes pensées profondes et mes peurs de manière immédiate.”

Capture d’ecran Butler 1 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 2 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 4 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 5 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 6 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 7 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 9 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 10 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler12 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 13 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 15 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 16 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler18 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 19 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler 20 - fisheyelemagCapture d’ecran Butler - fisheyelemag

En (sa)voir plus

→ L’intégralité de la série Cabinet Cards

( via Juxtapoz )

Explorez
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •  
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory [Dans la trame de la mémoire] (détail), Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage jacquard et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
Le prix de la photo Madame Figaro, dédié aux femmes photographes émergentes, soutenu par Kering, a récompensé, à l’occasion des...
11 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Threshold © Akari Takenobu, pour Christian Dior Parfums
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Initié en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) le...
10 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
© Li Hui
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
Cet été, la Fisheye Gallery, rouvre ses portes à Arles, avec deux expositions sous le commissariat de Tess Druot. La première réunit...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Jérôme Clément-Wilz et la caméra comme preuve
Visuels du film Ceci est mon corps. © Jérôme Clément-Wilz
Jérôme Clément-Wilz et la caméra comme preuve
Documentariste du regard situé, Jérôme Clément-Wilz filme depuis des années ce que la société préfère exotiser, ostraciser, taire ou...
24 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Bertien van Manen : étendre les contours de la société
© Bertien van Manen, Works "Ljalja, Odessa", 1991 Série / From the series : Let's sit down before we go / Courtesy of Stichting Bertien van Manen.
Bertien van Manen : étendre les contours de la société
Dans le cadre du Grand Arles Express, le Centre de la photographie de Mougins consacre une dense exposition à Bertien van Manen. Une...
23 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Fragile beauté, une exposition à la sensibilité débordante 
©Ryan-McGinley-Dakota-Hair
Fragile beauté, une exposition à la sensibilité débordante 
Jusqu'au 27 septembre, le Jeu de Paume ouvre ses portes à la collection de Sir Elton John et David Furnish. L'exposition, intitulée...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
Cette semaine les photographes capturent à travers leur objectif le sport sous toutes ses formes. Les frissons parcourent les corps, une...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA