Les premiers lauréats du Prix Photo La France Mutualiste

16 avril 2019   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les premiers lauréats du Prix Photo La France Mutualiste

Le 11 avril 2019, le jury du Prix Photo La France Mutualiste a distingué trois photographes : Camilo Leon-Quijano, Hugo Weber et Margaux Stypak. Des auteurs inspirés par la relation à l’autre et la solidarité.

La France Mutualiste a lancé, cette année, la première édition de son Prix photo. L’objectif ? Récompenser les travaux de jeunes photographes, âgés de 18 à 30 ans – qu’ils soient amateurs ou professionnels – et interroger, à travers leurs créations, la notion de solidarité intergénérationnelle. Le 11 avril 2019, un jury de professionnels, présidé par Alain Mingam, photojournaliste et commissaire d’exposition, a distingué trois photographes : Camilo Leon-Quijano, Hugo Weber, et Margaux Stypak. « En récompensant ces trois jeunes talents, le jury apporte une aide essentielle à un métier en perte de moyens et de reconnaissance. Si les photographes sont riches en idées, ils sont pauvres en moyen : le contexte global est difficile, et l’entraide, un point d’honneur dans ce métier », confie Alain Mingam. Une idéologie en accord avec les valeurs de la France Mutualiste.

Vivre ensemble

Camilo Leon-Quijano

, photographe-sociologue venu de Colombie, a choisi de travailler sur la notion de « vivre ensemble ». Dans son projet Racines, il s’intéresse à l’interdépendance sociale, qui incite les humains à se soutenir mutuellement. L’auteur s’est plongé dans le quotidien d’Isabelle, une mère de famille, afin de documenter le sens caché des liens qui unissent les gens. Un récit intime, explorant les thèmes de confiance et d’amitié, qui remporte la première place du concours.

La série Je rentre bientôt, du photographe parisien Hugo Weber est arrivée à la seconde place. Un documentaire touchant partant d’un drame familial : l’AVC de sa mère. « La maladie avait tué sa partie libre et fière, en me livrant une nouvelle image d’elle, qui, sans défense, s’ouvrait à moi pour me demander de l’aide, confie l’auteur. Nous avons alors utilisé la photographie comme une thérapie. » Un récit délicat, mêlant photographie et cahiers de jeunesse.

La troisième place revient à Margaux Stypak, et à sa série Rose, une étude singulière et touchante du monde. « Les solidarités intergénérationnelles commencent par regarder les autres, lever la tête de son smartphone, découvrir la richesse des gens, leur beauté », déclare la photographe. Dans un univers tendre et rosé, elle capture son quotidien et ses rencontres urbaines avec poésie.

© Margaux Stypak© Margaux Stypak
© Margaux Stypak© Margaux Stypak

© Margaux Stypak, troisième place

© Hugo Weber

© Hugo Weber© Hugo Weber

© Hugo Weber

© Hugo Weber, seconde place

© Camilo Leon-Quijano

© Camilo Leon-Quijano© Camilo Leon-Quijano

© Camilo Leon-Quijano

© Camilo Leon-Quijano, première place

Explorez
Le Parti pris des choses sublime les objets du quotidien
Le Parti pris des choses sublime les objets du quotidien
L'exposition collective Le Parti pris des choses au Centre de la Photographie Hauts-de-France, se nourrit de l'oeuvre du poète Francis...
Il y a 1 heure   •  
Écrit par Costanza Spina
Rendre visible le racisme : les photographes de Fisheye militent
© Lee Shulman / Omar Victor Diop
Rendre visible le racisme : les photographes de Fisheye militent
Les photographes publié·es sur Fisheye ne cessent de raconter, par le biais des images, les préoccupations de notre époque. À...
27 février 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les images de la semaine du 19.02.24 au 25.02.24 : déclinaison d’archives
© Feng Li
Les images de la semaine du 19.02.24 au 25.02.24 : déclinaison d’archives
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les photographes nous plongent dans des archives en tous genres.
25 février 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Au Jeu de Paume, l'activisme florissant de Tina Modotti
© Tina Modotti / Courtesy of Jeu de Paume
Au Jeu de Paume, l’activisme florissant de Tina Modotti
Jusqu’au 12 mai prochain, le Jeu de Paume accueille deux expositions qui, bien que distincts par les époques et les médiums employés...
23 février 2024   •  
Écrit par Milena Ill
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Le Parti pris des choses sublime les objets du quotidien
Le Parti pris des choses sublime les objets du quotidien
L'exposition collective Le Parti pris des choses au Centre de la Photographie Hauts-de-France, se nourrit de l'oeuvre du poète Francis...
Il y a 1 heure   •  
Écrit par Costanza Spina
Bec Wood : le féminisme comme combat, la maternité comme armure
© Bec Wood
Bec Wood : le féminisme comme combat, la maternité comme armure
Depuis l'Australie, l’artiste émergeante et engagée, Bec Wood, capture la féminité en s’extrayant de toute injonction sociale.
27 février 2024   •  
Rendre visible le racisme : les photographes de Fisheye militent
© Lee Shulman / Omar Victor Diop
Rendre visible le racisme : les photographes de Fisheye militent
Les photographes publié·es sur Fisheye ne cessent de raconter, par le biais des images, les préoccupations de notre époque. À...
27 février 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La sélection Instagram #443 : visions futuristes
© Sofia Sanchez et Mauro Mongiello / Instagram
La sélection Instagram #443 : visions futuristes
Cette semaine, les photographes de notre sélection Instagram esquissent des narrations aux accents futuristes. Pour ce faire, toutes et...
27 février 2024   •