Oasis Kerlanic : un retour aux sources

09 janvier 2018   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Oasis Kerlanic : un retour aux sources

En 2017, Martin Bertrand découvre l’Oasis Kerlanic en Bretagne. Le photographe, membre du studio Hans Lucas, documente la façon de vivre de cette communauté autonome. Des images qui invitent à repenser nos interactions avec la société et la nature.

C’est un burn-out qui a poussé Audrey, alias Mama Terra, fondatrice de cette Oasis, à imaginer une nouvelle façon de vivre. Cette Parisienne quitte sa vie au rythme effréné et s’installe à la campagne avec ses deux enfants, à Plélauff. « Ce n’était pas une fuite, mais un grand bond en avant », précise-t-elle au photographe. En février 2017, Martin Bertrand découvre le projet via une campagne de financement sur la plateforme de crowdfunding Ulule. Curieux, le jeune photographe décide de mener l’enquête et de « montrer aux spectateurs qu’il est possible de vivre autrement ». Il a ainsi vécu 10 jours dans ce lieu convivial basé sur la liberté et l’indépendance. Car, dans cette ferme du XVIIe siècle, on prône l’autonomie alimentaire et énergétique. « J’ai vécu là-bas dans les mêmes conditions qu’eux, ce qui m’a permis d’être plus proche de la réalité et de m’attacher aux petites choses de leur quotidien », raconte Martin. Comment vivre en communauté ? Quel est le « vrai » sens de l’humanité ? Qu’est-ce que le bonheur ? En documentant le mode de vie des résidents, Martin Bertrand ne s’est pas contenté d’observer, mais aussi de participer.

Un mode de vie simple et alternatif

Devant l’objectif de Martin, il y a, entre autres, Audrey et son fils de 8 ans, Noa, qui s’instruit au rythme des rencontres et de l’environnement. À travers ces images, le photographe analyse l’« éducation naturelle » du jeune garçon. « Il sait traire les chèvres et maîtrise l’art du jardinage comme peu d’enfants de son âge », explique Martin. « Un lieu d’accueil pour les âmes en transition », c’est une des définitions attachées à l’« oasis bretonne ». Et c’est dans la bienveillance et la bonne humeur que les résidents échangent et agissent. Qu’il soit question de rénovation ou de construction, tout doit être conçu en fonction de ce qu’offre la nature. Pour vivre au sein de cette communauté, il y a une condition : « respecter une charte créée autour de quelques règles de bon sens ». Oasis Kerlanic est une série qui incite le spectateur à ouvrir son esprit aux différentes façons de vivre et de consommer. Si plusieurs expériences de ce type émergent, ce mode de vie n’est pas encore accepté de tous. « En France, on a tendance à avoir un regard très caricatural et parfois malveillant sur ce qu’on pourrait appeler “les marges” », conclut le photographe.

© Martin Bertrand

© Bernard Martin

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand
FRA – BRITTANY – AN AUTONOMOUS COMMUNITY IN CENTRAL BRETAGNE
In the remote countryside of central Brittany, at the end of a road that the GPS has difficulty pointing out, one ends up reaching the place called Kerlanic, called by its residents “Oasis Kerlanic”. He was nicknamed that because, for someone who tries to escape the frenzy of our society, it is as if he were in the desert and found, in the middle of nowhere, an oasis.
It is a place where we live in autonomy and in harmony with nature, a place where everyone is welcome and who preaches an alternative lifestyle.
FRA – BRETAGNE – UNE COMMUNAUTÉ AUTONOME EN CENTRE BRETAGNE
Dans la campagne reculée du Centre Bretagne, au bout d’une route que le GPS peine à indiquer, on finit par atteindre le lieu-dit Kerlanic, appelé par ses résidents « Oasis Kerlanic ». Il a été surnommé comme cela car, pour quelqu’un qui cherche à fuir la frénésie de notre société, c’est comme s’il était dans le désert et qu’il trouvait, au milieu de nulle part, une oasis.
Il s’agit d’un lieu où l’on vit en autonomie et en adéquation avec la nature, un lieu où chacun est le bienvenu et qui prône un mode de vie alternatif.
© Martin Bertrand
FRA – BRITTANY – AN AUTONOMOUS COMMUNITY IN CENTRAL BRETAGNE
In the remote countryside of central Brittany, at the end of a road that the GPS has difficulty pointing out, one ends up reaching the place called Kerlanic, called by its residents “Oasis Kerlanic”. He was nicknamed that because, for someone who tries to escape the frenzy of our society, it is as if he were in the desert and found, in the middle of nowhere, an oasis.
It is a place where we live in autonomy and in harmony with nature, a place where everyone is welcome and who preaches an alternative lifestyle.
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Dans la campagne reculée du Centre Bretagne, au bout d’une route que le GPS peine à indiquer, on finit par atteindre le lieu-dit Kerlanic, appelé par ses résidents « Oasis Kerlanic ». Il a été surnommé comme cela car, pour quelqu’un qui cherche à fuir la frénésie de notre société, c’est comme s’il était dans le désert et qu’il trouvait, au milieu de nulle part, une oasis.
Il s’agit d’un lieu où l’on vit en autonomie et en adéquation avec la nature, un lieu où chacun est le bienvenu et qui prône un mode de vie alternatif.
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© Martin Bertrand

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