Cette semaine, les photographes de notre sélection Instagram se saisissent de l’univers de la farce propre au 1er avril. En ce jour où les poissons dans le dos sont nombreux, nos artistes délaissent le sérieux pour capturer l’incongru, le loufoque et le comique de situation. Entre collages surréalistes, rencontres de rue improbables et portraits délicieusement absurdes, l’image devient un terrain de jeu où la réalité perd gentiment la tête. Une invitation à sourire et à célébrer la journée la plus espiègle de l’année !
@tuomasvaltanenphoto
Tuomas est le maître de l’instant tragi-comique et de l’humour de rue. D’un côté, il capture le summum du système D poussé à l’extrême : un portrait frontal d’une personne dont la tête est emmitouflée dans un sac en plastique jaune, portant des lunettes de soleil en forme de cœur et fumant tranquillement une cigarette à travers une déchirure. Une dégaine improvisée et délicieusement punk. De l’autre, il saisit la blague ultime de la nature : un goéland majestueux qui semble avoir choisi le crâne d’un monsieur paisiblement attablé en terrasse comme piste d’atterrissage. Le contraste entre le stoïcisme de l’homme et l’irruption de l’oiseau offre un timing parfait pour une farce involontaire.


@kyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyle
Surfer sur une part de pizza et voir une carotte porter fièrement le marcel semble a priori impossible. Il s’agit pourtant de la normalité pour Kyle. Le photographe, à l’aide de collages multiples, produit des compositions complètement décalées, avec la juste dose de ringard pour faire sourire le spectateur. Il célèbre la pop culture, permettant à tous de se retrouver dans son univers décalé.


@vito.photos
Vittorio de Cez réalise de la photographie de rue. Il immortalise des portraits remplis de joie qui laissent transparaître la légèreté et la fraîcheur du moment présent. Le photographe a profité du carnaval de Dunkerque pour capturer les portraits des personnages les plus farfelus qui soient. Qu’il s’agisse d’un costume orné de plumes et de fleurs, d’un maquillage éclatant ou d’un rire à gorge déployée, le travail de l’artiste reflète la joie, à la manière dont la boule à facettes en guise de chapeau réverbère la lumière.


@lujza.hs
Lujza cultive l’art du décalage avec une ironie visuelle percutante. D’un côté, elle fige une scène totalement surréaliste : un buste de Spider-Man, emballé dans du plastique, pendu au plafond d’une pièce sombre telle une piñata super-héroïque oubliée. De l’autre, elle immortalise une apparition tout aussi grotesque que fascinante sous un ciel bleu éclatant : une personne dissimulée derrière un masque de Shrek à l’expression figée et hilare. C’est la farce absurde à l’état pur, le moment inattendu où la réalité bascule dans le cartoon.


@madamtomate
Difficile pour le poisson d’avril de rester caché lorsqu’un tel regard est braqué sur lui. Qu’il s’agisse de la loupe déformant le visage de celle qui la tient ou du poisson argenté, ces éléments témoignent de l’originalité de Madame Tomate. La photographe mêle couleurs éclatantes et compositions loufoques dans ses productions, s’inspirant de l’univers circassien et de l’insouciance de l’enfance.

