Loin de l’image figée de la femme d’Etat, ce parcours dévoile une Simone Veil souriante et insouciante. A travers des extraits de correspondances, des journaux intimes et des photographies issues des archives familiales, l’exposition retrace l’enfance heureuse à Nice de Madeleine (dite Milou), Denise, Simone et leur frère Jean, jusqu’aux persécutions antisémites de l’Occupation.
Le drame familial y est factuellement restitué : l’engagement de Denise dans la Résistance, l’arrestation de la famille, puis la déportation de Simone, Milou et de leur mère Yvonne à Auschwitz au printemps 1944. Le sort de leur père André et Jean, déportés en 1944 par le convoi 73, et assassinés, est également abordé. Un hommage particulier est rendu à Jean, qui souhaitait devenir photographe, avec la présentation inédite de ses propres clichés. Enfin, la Shoah et la reconstruction d’après-guerre sont narrées à travers des entretiens et les voix des comédiennes Isabelle Huppert, Marina Foïs et Dominique Reymond.