A Lausanne, la photo court après le temps

10 juin 2014   •  
Écrit par Fisheye Magazine
A Lausanne, la photo court après le temps

Le Musée Olympique de Lausanne consacre son exposition temporaire… au Temps.

Au-delà des secondes qui défilent sur le chrono, “Courir après le temps questionne les minutes, les heures, les années dans le sport. Records, temps forts de la compétition, passage du temps sur le corps… Chaque instant est passé au crible. 

Entre sport et histoire, le musée compte parler au grand public en empruntant différents chemins et plusieurs arts. Les amateurs de photo ne seront bien sûr pas en reste : trois pans de l’exposition y sont consacrés. Visite guidée.

 

Athlètes à la retraite

 

Tomasz Gudzowaty exposition musee olympique

 

Le photographe polonais Tomasz Gudzowaty a fait poser d’anciens athlètes devant son objectif. A travers ces duos de photo, un portrait de plein pied et un gros plan, on observe les transformations du corps, de la masse musculaire et les marques du temps qui passe…

Dans le Club Coubertin du Musée. 

 

Chrono-photo

 

Marey exposition musee olympique

 

Une salle de l’expo est dédiée au découpage du mouvement par la photographie. Les travaux de Marey recomposent l’effort des athlètes grâce à ses chronophotographies à faire tourner à l’aide d’une manivelle. Avec la vitesse, le geste se redéfinit et l’exploit se dévoile sous nos yeux à la manière d’un film. 

 

Le temps de la victoire  

 

photofinish caméra

 

L’expo propose aussi de découvrir la photo-finish, cette technique qui permet aux arbitres de départager les vainqueurs. Positionné sur la ligne d’arrivée, l’appareil est réglé tous les centièmes de secondes, ou les millièmes pour les sports les plus précis.

Rachel Caloz, responsable des programmes de l’exposition vous en dit plus sur cette technique qui suscita la controverse à la fin des années 40 : 

 

 

 

Courir après le temps ne parle pas que de sport mais intègre toute sa dimension sociologique et philosophique. La commissaire d’exposition, Kath Woodward, est d’ailleurs chercheuse en la discipline. Le parcours se termine derrière devant l’Etrusque de Michelangelo Pistoletto. Placé devant un miroir, la sculpture matérialise le passé, le présent et le futur.  

Jusqu’au 18 janvier 2015 au Musée Olympique de Lausanne, Suisse. 5 CHF.

 

Et si vous ne pouvez pas passer par Lausanne, retrouvez Fisheye #6 spécial sport en kiosque ! 

 

CD

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