
Circulation(s), festival événement de la photographie émergente européenne, revient pour sa 16e édition, du 21 mars au 17 mai 2026. Une programmation qui présente un panel d’écritures et d’approches visuelles diverses qui disent toutes, en creux, quelque chose du monde qui se meut.
Ce sont 26 artistes, issu·es de quinze nationalités différentes, qui seront présenté·es à Circulation(s) cette année. Malgré des écritures variées, de l’approche plus plastique, jouant de différents médiums allant du dessin à la sculpture, le film ou la couture, à un traitement plus classique de la photographie, certaines thématiques se dessinent. Il est question de jeunesse, de communauté et de ce besoin d’identité. Chez d’autres, de notre société consumériste décadente et du désir d’un repli sur soi face au monde. Tous·tes évoquent, à leur manière, ce qui les touche intimement, et, a fortiori, ce qui relève de l’universel.
Toujours situé au cœur du lieu de vie et de culture qu’est le CENTQUATRE-PARIS, le festival investira les murs et les espaces de ses 2 000 m2 d’exposition. Une fois n’est pas coutume, le collectif Fetart s’accompagne de Jimme Cloo et de Charlotte de Rafélis, du studio Bigtime, pour la scénographie. Et, comme à chaque édition, des activités parallèles viendront rythmer le festival : workshops, séances photo et lectures de portfolios.

Une mise à l’honneur de l’Irlande
Au-delà de sa volonté de dresser un portrait mouvant de la photographie émergente aujourd’hui, Circulation(s) propose également un focus sur un pays et ses artistes. Les précédents étaient dédiés à la Roumanie, la Biélorussie, le Portugal, l’Arménie, la Bulgarie, l’Ukraine, puis la Lituanie lors de l’édition 2025. Cette année, c’est l’Irlande qui est mise en lumière. Les artistes Ellen Blair, Clodagh O’Leary, Donal Talbot et Ruby Wallis représenteront cette scène irlandaise. « Ça s’est quelque peu imposé à nous. On se demandait, bizarrement, pourquoi il n’y avait pas forcément de grande représentation de l’Irlande, alors que c’est un pays qui accueille de grands festivals de photographie », confie Emmanuelle Halkin, membre et l’une des directrices artistiques de Fetart.
En parallèle de ce focus, la direction artistique du collectif se renouvelle et accueille trois nouvelles membres, issues de divers milieux du monde de l’image : Caroline Benichou, Ioana Mello et Lucille Vivier-Calicat. « Chacune a un parcours particulier et une singularité dans le regard, et c’est très complémentaire. Leur arrivée s’est faite tout naturellement, et elles se sont extrêmement bien intégrées, ce qui est plus ou moins compliqué dans une équipe comme la nôtre où l’on se connaît depuis des années. Je suis heureuse de cette nouvelle impulsion au sein de l’équipe, ça se sent aussi sur le festival en soi », ajoute Laetitia Guillemin, directrice artistique et membre fondatrice du collectif Fetart.
Notre coup de cœur en prévision ? La série Feuillages rebelles, pelages revêches de Tanguy Muller, où il interroge notre relation particulière au vivant à travers arbres taillés et chiens bien toilettés. Une fable amusée sur un monde contraint, qui se complaît dans ses propres artifices.
Les informations pratiques seront prochainement mises en ligne sur le site de Circulation(s).




