Des portraits dans la rue

30 octobre 2018   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Des portraits dans la rue

Felipe Barbosa, photographe brésilien basé à Paris, se spécialise dans le street portrait. Parcourant les rues à la recherche de modèles, il réalise des clichés qui subliment la diversité de la population urbaine.

« J’essaie de rendre le quotidien beau »,

déclare Felipe Barbosa. D’origine brésilienne, le photographe a déménagé en France il y a sept ans pour se consacrer à sa carrière. « Mes débuts étaient assez académiques », explique-t-il. « J’étais l’assistant de mon professeur de photo à l’université, et puis j’ai passé environ huit ans à assister des photographes de mode et des portraitistes, entre New York et le Brésil ». C’est finalement dans le portrait de rue que Felipe se spécialise. Son boîtier à la main, il écume les marchés près de chez lui, en quête d’inspiration. « C’est précisément ça que j’aime, dans la street, l’inattendu », ajoute-t-il. Choisis au hasard des rues, ses modèles défient l’objectif du regard, confiants et élégants.

Une mosaïque humaine

Rechercher le modèle parfait pour chaque cliché passionne Felipe. Peu timide, le photographe observe les passants et se présente volontiers lorsqu’il trouve la perle rare. « 99% de mes sujets sont des gens que j’ai découverts dans la rue », confie Felipe. « Je les prends parfois même en photo sur-le-champ, s’ils sont disponibles ». Pour l’artiste, chaque décor appartient à un modèle particulier, choisi spécialement pour sublimer l’environnement. « J’essaie de leur donner le moins de conseil possible », avoue le photographe. « Je veux qu’ils soient eux-mêmes, qu’ils se sentent à l’aise ».

Si Felipe ne cherche pas à représenter la diversité des ethnies, le quartier qu’il habite – Montreuil – le pousse à sélectionner des personnes aux origines variées. « Je pense que cela fait désormais partie de mes critères pour choisir mes modèles », ajoute Felipe. Ses portraits street forment alors une mosaïque humaine au sein de laquelle hommes et femmes de cultures différentes se rejoignent, à la fois fiers et beaux.

© Felipe Barbosa

© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa

© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa

© Felipe Barbosa© Felipe Barbosa

© Felipe Barbosa

Explorez
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •  
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory [Dans la trame de la mémoire] (détail), Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage jacquard et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
Le prix de la photo Madame Figaro, dédié aux femmes photographes émergentes, soutenu par Kering, a récompensé, à l’occasion des...
11 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Threshold © Akari Takenobu, pour Christian Dior Parfums
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu
Initié en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) le...
10 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
© Li Hui
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
Cet été, la Fisheye Gallery, rouvre ses portes à Arles, avec deux expositions sous le commissariat de Tess Druot. La première réunit...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Nos derniers articles
Voir tous les articles
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
Il y a 2 heures   •  
Écrit par Esther Baudoin
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •  
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Béatrice et la télévision, Poilley, 1973 © Madeleine de Sinéty
Madeleine de Sinéty et les mystères d’une vie de photographe
Jusqu'au 27 septembre 2026, le musée du Jeu de Paume à Paris propose une exposition intitulée Une vie, dédiée à Madeleine de Sinéty....
13 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
© Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024, Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Magali Paulin, lauréate du prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer
Exposée dans le cadre des Rencontres d'Arles à l'Espace Monoprix, Magali Paulin remporte le prix du jury de la Fondation Louis Roederer...
12 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot