Grade Solomon et les vies qu’on n’a jamais vécues

15 avril 2022   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Grade Solomon et les vies qu’on n’a jamais vécues

« Mon travail explore la notion de romantisme inévitable au cœur d’une Amérique industrielle et de ses banlieues », déclare le photographe américano-coréen Grade Solomon. Colorées par des tons pastel et enveloppées d’un léger flou artistique, ses images se lisent comme des bribes de récits d’un temps révolu, ou brusquement arrêté. Pour l’auteur de 23 ans, « les gens rêvent d’une vie qu’ils n’ont jamais vécue. C’est pourquoi la vision d’un pays plus ancien, surgissant des paysages infernaux d’aujourd’hui peut sembler plaisante ». S’il ne recherche pas ardemment la mélancolie, la palette douce, et les scènes atemporelles qu’il shoote apportent au monde une dimension fantaisiste, presque surréaliste. De l’homme, il ne reste, dans les clichés de Grade Solomon, que des fragments, des traces qui évoquent sa résilience sans pour autant imposer sa présence. Et dans cet univers (presque) désert, un récit naît. Celui d’un espace post-apocalyptique, où les dernières inventions humaines, les ultimes constructions mécaniques se décomposent lentement, détruites par une nature ayant repris ses droits. Çà et là, quelques survivants apparaissent, rares témoins d’une nouvelle ère en formation. Un conte visuel rythmé par de multiples nuances colorées, où l’émotion domine et nous touche en plein cœur.

© Grade Solomon© Grade Solomon

 

© Grade Solomon

 

© Grade Solomon

 

© Grade Solomon© Grade Solomon

 

© Grade Solomon© Grade Solomon

 

© Grade Solomon

 

© Grade Solomon© Grade Solomon

 

© Grade Solomon

 

© Grade Solomon© Grade Solomon

© Grade Solomon

Explorez
Lydia Goldblatt : Fugue, un œil à soi
©Lydia Goldblatt
Lydia Goldblatt : Fugue, un œil à soi
Lydia Goldblatt parle des mères, de la sienne qu’elle a perdue, de celle qu’elle est devenue. De ce deuil enduré alors qu’elle était déjà...
24 mai 2024   •  
Écrit par Hugo Mangin
Contenu sensible
Sunsets de Jonas Van der Haegen : sexe radical et douce mélancolie
© Jonas Van der Haegen
Sunsets de Jonas Van der Haegen : sexe radical et douce mélancolie
Collection imposante de polaroïds intimes, l’ouvrage Sunsets de Jonas Van der Haegen propose une relecture poétique d’un langage sexuel...
23 mai 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Melody Melamed : corps, peaux, âmes
© Melody Melamed
Melody Melamed : corps, peaux, âmes
Inspirée par une utopie où tout ne serait qu'harmonie, Melody Melamed compose Shangri-La: The Book of Skin, un ouvrage où les peaux...
23 mai 2024   •  
Écrit par Ana Corderot
Les coups de cœur #493 : Albertine Hadj et Alessandro Truffa
© Albertine Hadj
Les coups de cœur #493 : Albertine Hadj et Alessandro Truffa
Nos coups de cœur de la semaine, Albertine Hadj et Alessandro Truffa, emploient la photographie comme une manière de retranscrire et...
20 mai 2024   •  
Écrit par Milena Ill
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Paysages monstrueux : l'impact de la main humaine
© Grégoire Eloy / Grande commande photojournalisme
Paysages monstrueux : l’impact de la main humaine
Le Centre Claude Cahun s’aventure à la frontière entre les notions de paysage et de territoire dans une double exposition collective de...
Il y a 6 heures   •  
Écrit par Marie Baranger
Comment les photographes de Fisheye célèbrent la pride
© Rene Matić
Comment les photographes de Fisheye célèbrent la pride
Enjeux sociétaux, crise environnementale, représentation du genre… Les photographes publié·es sur Fisheye ne cessent de raconter, par le...
Il y a 10 heures   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de cœur #494 : Salome Jishkariani et Luthor
© Salome Jishkariani
Les coups de cœur #494 : Salome Jishkariani et Luthor
Salome Jishkariani et Luthor, nos coups de cœur de cette semaine, emploient le 8e art pour sonder le monde qui les environne. Si la...
27 mai 2024   •  
Les images de la semaine du 20.05.24 au 26.05.24 : là où nous nous mouvons
Les images de la semaine du 20.05.24 au 26.05.24 : là où nous nous mouvons
C’est l’heure du récap' ! Cette semaine, les photographes de la semaine immortalisent leurs propres visions de mondes qu’iels regrettent...
26 mai 2024   •  
Écrit par Milena Ill