JR au Havre, pour que « Women are Heroes » finisse en beauté

08 juillet 2014   •  
Écrit par Fisheye Magazine
JR au Havre, pour que "Women are Heroes" finisse en beauté

© JR, Instagram @jr

 

Women are Heroes est un des projets photographiques de JR démarré en 2007.

Il raconte ce projet sur son site Internet :

“Pour rendre hommage à celles qui jouent un rôle essentiel dans notre société, mais qui sont les premières victimes de la guerre, des crimes, des viols ou du fanatisme politique ou religieux, j’ai collé des portraits et des yeux de femmes sur un train au Kenya, une favela au Brésil, une maison démolie au Cambodge. Elles m’ont fait confiance et ont eu un seul souhait : que je fasse voyager mon histoire avec vous. Ce que j’ai fait : sur les ponts de Paris et sur les murs de Phnom Penh, les building de New York, etc.”

Samedi dernier, un porte-conteneurs a quitté le port du Havre pour se diriger vers la Malaisie. Sur son flanc, 2 600 bandes, soit 7 km, de papier collé : le regard d‘Elizabeth Kamanga, une mère de famille kenyane du bidonville de Kibera, en Afrique de l’Est. JR l’avait photographiée en 2009 pour Women are Heroes.

 

© AFP : Martin Bureau
© AFP / Martin Bureau.

 

“Je voulais finir Women are Heroes avec un bateau quittant le port, portant une énorme image qui apparaîtrait microscopique après quelques minutes, avec l’idée que ces femmes, dans leurs villages et confrontées à des difficultés dans les régions déchirées par les guerres et la pauvreté, soient face à l’infini de l’océan.”

 

© Cyrille Auber
© Cyrille Auber.

 

Pendant une quinzaine de jours et avec l’indispensable aide des dockers sur place, JR a collé l’immense regard petit à petit, bande par bande, tel un assemblage de pixels.

“J’ai choisi cette histoire et ce regard car, pour moi, ils symbolisaient un peu le combat de toutes les femmes que j’ai pu croiser dans le monde”, a expliqué le photographe à l’AFP.

 

© Cyrille Auber
© Cyrille Auber.

 

“Je ne sais pas du tout où et comment les gens vont voir cette œuvre, mais je suis sûr que des femmes, beaucoup plus loin, vont ressentir quelque chose aujourd’hui. Et au Havre, nous sommes épuisés et fiers.”   C.L.

 

 

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