Les étudiants de l’ECAL investissent le Palais Augmenté !

11 juin 2021   •  
Écrit par Finley Cutts
Les étudiants de l'ECAL investissent le Palais Augmenté !

Le 19 et 20 juin se tiendra, à Paris, le Palais Augmenté – premier festival mondial consacré à la réalité augmentée. Des artistes internationaux, à l’avant-garde de l’art numérique, investiront le Grand Palais Éphémère le temps d’un weekend. Focus sur les étudiants de l’ECAL, jeunes talents porteurs de ces nouvelles formes d’art, qui s’empareront de la façade extérieur de l’édifice!

Avec une renommée internationale, le Grand Palais, située au cœur de Paris, brille dans le monde grâce à son architecture monumentale. Aujourd’hui en travaux, son rayonnement perdurera durant toute la période de rénovation grâce à l’installation du Grand Palais Éphémère. Modèle d’un art en constante évolution, ce nouvel édifice accueillera le 19 et 20 juin, le premier festival mondial dédié à la réalité augmentée. Baptisé le Palais Augmenté, l’évènement donnera à voir les visions d’artistes internationaux et innovants qui transformeront le lieu en un portail vers un monde nouveau. Aux artistes Mélodie Mousset, Lauren Moffatt, Theo Triantafyllidis, Manuel Rossner et Mélanie Courtinat s’ajouteront les travaux de deux écoles pionnières de l’art digital : GOBELINS, École de l’image et l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne. Une façon certaine de promouvoir l’innovation par la prise en compte de jeunes talents.

À l’invitation du Festival Palais Augmenté, des étudiants du Bachelor Media & Interaction Design et du Master Photographie de l’ECAL (sous la direction de Pauline Saglio et Milo Keller) ont métamorphosé la façade du bâtiment en portail vers un univers aux possibilités multiples. Parfois futuristes, surréalistes et même ludiques, les différentes propositions des étudiants invitent le public à s’engager via le compte Instagram du Grand Palais. Fondamentalement démocratiques, leurs œuvres permettent à tous, grâce aux smartphones, de se questionner sur les rapports à l’image, et la frontière entre le réel et le virtuel.

© Michael Pica / ECAL

Playground Palace © Michael Pica / ECAL

La photographie de demain

En développant pour l’occasion des filtres Instagram originaux, qui transforment le lieu à travers l’objectif du smartphone, les étudiants proposent autant de regards singuliers sur l’édifice du Grand Palais Éphémère. Intégrée à la formation Master Photographie de l’ECAL, Emma Bedos raconte qu’elle a « décidé de transformer le Palais en château gonflable translucide. Il se gonfle et se dégonfle au rythme de sa respiration comme une architecture vivante ». Une œuvre intitulée Palais Gonflable, qui invite indéniablement à la rêverie. « Nous n’apprenons pas uniquement les bases de la photographie mais étudions dans un sens plus large la photographie de demain », raconte-t-elle pour souligner les spécificités de son cursus. De son côté, Michael Pica (étudiant du Bachelor Media & Interaction Design) a imaginé Playground Palace qui transforme le Palais en un terrain de jeu enfantin aux couleurs vives et ludiques. En intégrant majoritairement des textures plastiques pour contraster avec l’acier, le verre et la pierre de l’édifice, il démontre comment la réalité augmentée permet de réinventer complètement les espaces. « Quand nous pensons au futur, nous pensons à des technologies surprenantes. L’art suit l’air du temps et évolue constamment », raconte l’artiste qui voit dans le numérique l’avenir du monde de l’art.

© Antoine Contreras, Salomé Dotter, Nora Fatehi / ECAL© Augustin Lignier / ECAL

à g. La Parade bleue © Nora Fatehi, Salomé Dotter et Antoine Contreras / ECAL ; à d. Fountain Palace © Augustin Lignier

Provoquer l’émerveillement

Ensuite on retrouvera La Parade bleue coréalisée par Nora Fatehi, Salomé Dotter et Antoine Contreras qui met en scène le plumage d’un paon, symbole d’une renaissance inspirée par l’Art Nouveau. Une renaissance à l’image de l’évolution immersive du Grand Palais et du monde de l’art en général. « L’art n’a pas attendu la technologie pour être immersif, remarque cependant Nora Fatehi – étudiante du Bachelor Media & Interaction Design. Une œuvre peut être immersive dans sa façon de remplir l’espace, le transformer, se l’approprier, tout comme en invitant le spectateur à perdre contact avec le monde réel ». Le paon pousse à être contemplé et plonge les spectateurs dans l’hypnotisme de sa roue solaire et chaleureuse qui provoque l’émerveillement. De cette manière, l’œuvre nous attrape, nous ensorcèle et nous projette dans un ailleurs. « Intense, passionnant et enrichissant », trois mots qu’emploie Augustin Lignier pour qualifier la qualité de sa formation au sein du Master Photographie de l’ECAL. Avec Fountain Palace, il intègre une fontaine – ou plutôt une cascade – à la façade du Grand Palais, pour former un mouvement perpétuel. « Entre répétition et immortalité, la fontaine crée un lien entre le passé, le présent et le futur », explique-t-il. Pour l’étudiant, l’utilisation de l’Intelligence Artificielle, et plus généralement des outils numériques, permet une innovation certaine que les artistes doivent s’approprier. « Nous sommes vraiment aux prémices de cette technologie, mais je pense qu’il est primordial que les artistes s’en emparent pour la bousculer », explique-t-il.

© Emma Bedos / ECAL

Palais Gonflable © Emma Bedos / ECAL

Image d’ouverture : Playground Palace © Michael Pica / ECAL

Explorez
Festival du court métrage de Clermont-Ferrand : nos coups de cœur
© Donna Gottschalk et Hélène Giannecchini / I want my people to be remembered
Festival du court métrage de Clermont-Ferrand : nos coups de cœur
Grand rendez-vous du film en France, le festival international du court métrage de Clermont-Ferrand célébrait sa 48e édition du 30...
10 février 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Calendrier Toiletpaper 2026 : l’année où les chats prennent enfin le pouvoir
© Walter Chandoha - Toiletpaper
Calendrier Toiletpaper 2026 : l’année où les chats prennent enfin le pouvoir
En 2026, les chats ne se contentent plus d’envahir nos écrans. Avec les images de Walter Chandoha revisitées par Toiletpaper, contempler...
09 février 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
5 coups de cœur qui mettent en scène leurs modèles
© Ryan Young
5 coups de cœur qui mettent en scène leurs modèles
Tous les lundis, nous partageons les projets de deux photographes qui ont retenu notre attention dans nos coups de cœur. Cette semaine...
02 février 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
5 expositions à découvrir au PhotoBrussels Festival 2026
© Deanna Dikeman
5 expositions à découvrir au PhotoBrussels Festival 2026
Jusqu’au 22 février 2026, Bruxelles fait la part belle au 8e art avec PhotoBrussels. Pour sa dixième édition, le festival propose un...
30 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Saint-Valentin : 10 séries photo qui célèbrent l’amour
© Katya Kalyska
Saint-Valentin : 10 séries photo qui célèbrent l’amour
En ce jour de la Saint-Valentin, l’amour est partout. À cette occasion, la rédaction de Fisheye a sélectionné plusieurs séries qui...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Empreintes : Farida Hamak et les traces que nous laissons
© Farida Hamak / Regard Sud galerie
Empreintes : Farida Hamak et les traces que nous laissons
Réalisée en Tunisie au gré de résidences artistiques, Empreintes dévoile une déclinaison de fragments aux lignes épurées. À...
13 février 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Uber Life : aidez Tassiana Aït-Tahar à lancer son livre chez Fisheye Éditions !
© Tassiana Aït-Tahar / Fisheye Éditions
Uber Life : aidez Tassiana Aït-Tahar à lancer son livre chez Fisheye Éditions !
Fisheye Éditions s’apprête à publier Uber Life, le prochain livre de Tassiana Aït-Tahar. Pour accompagner sa parution, une campagne de...
12 février 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
American Images à la MEP : Dana Lixenberg et l’attention portée à l’autre 
Dana Lixenberg, Kamaal “Q-Tip” Fareed, Ali Shaheed Muhammad and Malik “Phife” Taylor (A Tribe Called Quest), 1997 © Dana Lixenberg, courtesy of the artist and Grimm Amsterdam | London | New York
American Images à la MEP : Dana Lixenberg et l’attention portée à l’autre 
Jusqu’au 24 mai 2026, Dana Lixenberg dévoile des fragments de vie américaine à la Maison européenne de la photographie. Intitulée...
11 février 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet