L’ouverture des Rencontres d’Arles

03 juillet 2013   •  
Écrit par Fisheye Magazine
L'ouverture des Rencontres d'Arles

Cette semaine, à Arles, une phrase résonne en boucle : “J’adore la photographie.” Une bonne entrée en matière pour échanger avec les curateurs, photographes, galeristes et autres professionnels qui ont rejoint la cité arlésienne pour l’ouverture des Rencontres. C’est un peu le Festival de Cannes de la photo : les vernissages, les rencontres, les débats et les projections s’enchaînent à un rythme frénétique et ensoleillé. Il faut l’avouer, on avait été un peu déçus par les éditions précédentes, mais, cette année, la programmation est plus alléchante. Même si le thème noir et blanc laissait craindre une programmation très classique, de belles surprises nous attendent.

Et la première est Une histoire américaine : la rétrospéctive du photographe et cinéaste américain Gordon Parks (1912-2006). C’est le premier journaliste à réaliser un reportage sur un gang d’Harlem (1948), le premier photoreporter noir à intégrer le magazine Life et le premier réalisateur afro-américain à percer à Hollywood  avec Shaft (1971). La commissaire de l’exposition, Alessandra Moro, nous confie son admiration pour le photographe : “C’est un artiste qui s’investissait à fond dans son travail. Il avait une vraie proximité avec les personnes qu’il photographiait. Il a immortalisé les leaders noirs américains, mais il était aussi le parrain d’une des filles de Malcom X. On l’a même accusé d’être un espion !” Et toute la carrière du photographe est parsemée d’incroyables histoires. “Quand Ingrid Bergman a rencontré Roberto Rossellini, c’est Gordon Parks qu’elle a choisi pour témoigner de son histoire d’amour avec le cinéaste.“, nous raconte Alessandra. 

L’artiste est aussi écrivain, et chacune des séries présentées à l’expo est introduite par un texte du photographe. On découvres ses images, sur la situation des Noirs en Amérique, sur une famille d’Harlem et sur les gens de pouvoirs. Il y a aussi trois salles de projection, dont une qui diffuse son célèbre film, Shaft

Alors si vous faites un tour à Arles pendant l’été, on vous conseille vivement cette expo. J.L.

ARLMSC5702

Gordon Parks : une histoire américaine, exposition présentée aux Rencontres d’Arles, au Magasin Électrique, Parc des Ateliers, jusqu’au 22 septembre.  

© Gordon Parks

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