Photographe, profession précaire

01 mars 2017   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Photographe, profession précaire

Le métier de photographe va mal. Depuis des années maintenant, les signes sont là. Par exemple, le cinéma et le spectacle vivant reçoivent des aides de l’état. Pas la photographie. Le 27 février dernier, Libération publiait une tribune, signée par un collectif d’agences qui alerte l’opinion sur l’insécurité inquiétante qui menace la profession. Et au quotidien, comment vivent les photographes ? C’est un métier qui fait beaucoup rêver celles et ceux qui débutent. Mais ces jeunes photographes en herbes ont-ils conscience de ces contraintes et ces embûches ?

« Si vous aimez vraiment la photographie, faites-en. Mais faites aussi un autre métier qui vous permettra de manger et de payer votre loyer », Sabine Weiss.

Comment vivent les photographes ?

Sans nul doute, « la photographie est le secteur qui a été le plus bouleversé par révolution numérique depuis les années 90 », explique Dominique Sagot-Duvauroux, économiste et professeur à l’université d’Angers. Et de pointer du doigt l’impact dramatique des banques d’images (Getty Images en tête) sur les agences de photographes. Le bouleversement s’opère. Le résultat, c’est qu’aujourd’hui les photographes sont des professionnels autonomes, et non plus salariés. La profession compte plus de 80% d’indépendants. « Il y a une uberisation des photographes qui s’est faite bien avant l’uberisation des taxis par exemple. »

© Patrick Tourneboeuf / Tendance Floue
© Patrick Tourneboeuf / Tendance Floue

En (sa)voir plus

  • « Regardez voir », une émission diffusée le dimanche sur France Inter, de 23h15 à minuit.
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  • Photographes, quels sont vos démarches et vos droits ?
    Pierre Morel donne ICI des pistes d’informations et de réflexion.
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