Tout a commencé en Californie…

12 juin 2015   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Tout a commencé en Californie...
Lia et Camille sont épris de voyages, de photographie et de beaux livres. Ils ont lancé le collectif PAÏEN, un projet d’auto-édition collaboratif. Aujourd’hui ils s’apprêtent à éditer leur premier ouvrage, “7777”.

Leur aventure a démarré par un voyage de plusieurs mois: la Norvège, la Thaïlande, les États-Unis, le Canada et enfin l’Islande. Lia Pradal, 22 ans, et Camille Tallent, 27 ans, ont ainsi accompli un joli rêve. De leur expédition à travers le monde, ils ont ramené une quantité d’images, prises au jetable ou avec un Minox GT.

C’est lors d’une étape en Californie que l’idée du Collectif PAÏEN leur est venue. C’est aussi de la Californie qu’il tire leur premier livre, “7777”, pour lequel ils ont lancé une campagne de crowdfunding le 5 juin dernier. Car l’ambition de Lia et Camille à travers ce collectif, c’est de pouvoir éditer leurs propres ouvrages. Nous avons rencontré Lia, pour qu’elle nous raconte leur belle aventure.

Photo extraite de la série "7777", © Collectif PAÏEN
Photo extraite de la série “7777”, © Collectif PAÏEN

Fisheye: Comment la photo est-elle entrée dans vos vies ?

Lia

: Je faisais de la photo depuis longtemps déjà. En fait, l’argentique a bercé toute mon adolescence. Je suis assez passionnée et je collectionne aussi les appareils photo anciens. Et Camille s’est lancé avec moi pendant le voyage. Il a toujours aimé ça mais sans trop pratiquer. On s’y est vraiment consacré à deux. Pour notre périple, on avait avec nous un Minox GT et on achetait des jetables sur la route. Nous avions aussi embarqué un appareil numérique mais on ne l’a pas utilisé !

collectif-paien-7777-californie-arizona-fisheyelemag-1collectif-paien-7777-californie-arizona-fisheyelemag-2collectif-paien-7777-californie-arizona-fisheyelemag-3collectif-paien-7777-californie-arizona-fisheyelemag-4collectif-paien-7777-californie-arizona-fisheyelemag-57777-collectif-paien-fisheyelemag-17777-collectif-paien-fisheyelemag-2collectif-paien-97970002-fisheyelemagcollectif-paien-97970015-fisheyelemagcollectif-paien-97970026_670-fisheyelemagsc113-collectif-paien-fisheyelemag-1sc113-collectif-paien-fisheyelemag-2sc113-collectif-paien-fisheyelemag-3takk-for-hytta-collectif-paien-fisheyelemag-1takk-for-hytta-collectif-paien-fisheyelemag-2takk-for-hytta-collectif-paien-fisheyelemag-3takk-for-hytta-collectif-paien-fisheyelemag-4takk-for-hytta-collectif-paien-fisheyelemag-5mystopover-collectif-paien-fisheyelemag-1mystopover-collectif-paien-fisheyelemag-2mystopover-collectif-paien-fisheyelemag-3

Comment est né le Collectif PAÏEN ?

Ce collectif est né d’un désir, celui de pouvoir éditer nous-mêmes nos propres ouvrages. En février dernier, de retour de voyage, Camille et moi avions très envie de réaliser quelque chose avec nos photos, sans savoir encore la forme que ce “quelque chose” prendrait. C’était une envie très forte d’édition.

© Collectif PAÏEN
© Collectif PAÏEN

En réfléchissant à ce projet, l’idée d’un collectif a émergé. Son but: éditer au format papier nos propres photos et celles de ceux qui souhaiteraient nous rejoindre. C’était encore assez flou, mais ce concept de collaboration nous a vite convaincu.

Pour l’instant nous nous consacrons seulement à nos propres projets mais nous sommes impatients de pouvoir bosser sur d’autres images. Nous avons déjà quelques pistes avec des gens motivés, issus de la photographie ou de l’illustration.

Quels sont vos moyens de financement ?

Nous avançons nous-mêmes les frais d’impressions. Mais pour notre recueil “7777” (118 p.), notre premier ouvrage à dos carré, il nous a fallu recourir à une campagne de financement participatif. Donc nous avons créé une page sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank [le 5 juin dernier] pour obtenir les fonds dont nous avions besoin pour tirer assez d’ouvrages. “7777” n’est pas la série la plus originale qui soit. Mais ça nous tenait vraiment à cœur de pouvoir retranscrire l’intégralité de notre voyage.

© Collectif PAÏEN
© Collectif PAÏEN

Quel est le premier de vos projets à avoir vu le jour ?

C’est ce petit ouvrage, Païen, un fanzine réalisé en février 2015. C’est lui qui a tout lancé ! C’est une série de photos que nous avons réalisée en Californie avec un jetable noir et blanc.

"Païen", © Collectif PAÏEN
“Païen”, © Collectif PAÏEN

Si tu devais choisir une seule image de cette série, laquelle ce serait ?

Sans hésitation, celle de Camille jouant avec de la cendre dans un jardin.

Photo extraite de la série "Païen", © Collectif PAÏEN
Photo extraite de la série “Païen”, © Collectif PAÏEN

Déjà pour le moment. C’était assez marrant, parce que nous ne savions pas du tout ce que ça allait donner ! En fait on avait de la cendre dont il fallait que l’on se débarrasse. L’appareil photo était avec nous et on a fait des essais. Alors j’ai photographié Camille qui jouait avec cette cendre. C’était en Californie, à Portola Valley, dans le jardin d’une maison que l’on gardait pour du house sitting.

A tes yeux, que représente cette photo ?

L’imprévu… L’instable. On aime vraiment le grain et l’atmosphère qu’elle dégage. C’est aussi dans Païen que se trouve la photo qui nous a inspiré le nom de notre collectif: il s’agit de ce bûcher dans une forêt que nous avons découvert par hasard lors d’une balade. Elle a un peu donné le ton à l’ensemble de la série, et c’est comme ça que le collectif est né.

Photo extraite de la série "Païen", © Collectif PAÏEN
Photo extraite de la série “Païen”, © Collectif PAÏEN

En (sa)voir plus

collectifpaien.com

→ Si vous souhaitez faire un don pour “7777”, c’est par ICI

→ Retrouvez les photos de Camille et Lia dans nos Coups de cœur du 18/05/15

Explorez
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
© Christie Fitzpatrick / Instagram
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
À l’approche des fêtes de fin d’année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine capturent la poudreuse, les chutes...
23 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Chad Unger, feu tranquille
© Chad Unger
Chad Unger, feu tranquille
Chad Unger est l’auteur de la série au titre étrange et poétique Fire Barked At Eternity – littéralement « le feu aboya à l’éternité »....
20 décembre 2025   •  
Écrit par Milena III
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 9 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche