Vivian Maier raconte l’Amérique

02 novembre 2016   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Vivian Maier raconte l'Amérique

Aujourd’hui tout le monde ou presque a entendu parler de Vivian Maier et de son incroyable destin posthume. Mais bien peu finalement connaissent l’œuvre de cette étonnante photographe d’origine française, née à New York en 1926 et disparu à Chicago le 21 avril 2009, dans la misère, la solitude et l’anonymat le plus complet.

Au même moment, un agent immobilier de Chicago cherche sa trace, en vain. Il vient d’acheter aux enchères plusieurs malles qui contiennent des milliers de ses photos, petits tirages, négatifs, rouleaux de films, planches-contact, coupures de journaux… et devant l’intérêt que suscitent les premiers images qu’il publie sur le net, il se rend vite compte qu’il vient de découvrir à la fois une œuvre considérable (autant en quantité qu’en qualité) et une potentielle mine d’or…

Fisheye Magazine | Vivian Maier raconte l'Amérique
Milwaukee, Wisconsin. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
Fisheye Magazine | Vivian Maier raconte l'Amérique
Floride, 9 janvier 1957. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

Vivian Maier n’est plus, mais sa légende démarre : livres, articles de presse, films, expositions… se succèdent alors dans le monde entier et c’est aujourd’hui au cœur de l’Isle-Sur-La-Sorgue (à une demi-heure d’Avignon), dans les superbes murs du centre d’art Campredon qu’une des expositions majeures sur Vivian Maier fait escale jusqu’en février prochain.

On y retrouve une large sélection de tirages modernes, une majorité d’images noir & blanc en format carré (prises au Rolleiflex dans les années 1950/60) et quelques instantanés 24×36 couleurs saisis plus tardivement au Leica. Fascinée par le spectacle de la rue et la vie quotidienne des personnes anonymes, à New York comme à Chicago, Vivian Maier s’affirme vite comme une vraie « street photographer », incisive, rapide, malicieuse et dotée d’une vraie vision personnelle.

Super 8

Le découpage thématique de l’exposition permet de bien saisir l’approche photographique humaniste de cette autodidacte qui travaillait comme nurse et gouvernante d’enfants pour gagner sa vie. En parallèle, il ne faut pas rater les petits films Super 8 projetées au 1er étage, car ils permettent de discerner, en arrière plan, l’engagement féministe et socialiste, de cette incroyable personnalité qui est avant tout une grande photographe.

Beaucoup de choses restent encore à découvrir derrière la légende Vivian Maier, et d’autres expositions restent à monter avec davantage de documents et les photos développées ultérieurement. Mais la programmation du Centre d’Art Campredon permet au grand public d’entrer avec finesse et empathie au coeur d’une œuvre plus complexe qu’on pourrait le croire au premier abord.

Fish Eye Magazine | Vivian Maier raconte l’Amérique
Août 1975. © Vivian Maier / Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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Sans titre, 1960. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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Septembre 1959. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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29 septembre 1959, New York. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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18 septembre 1962. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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1959, Grenoble, France. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York
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Sans titre, s.d. Non datée. © Vivian Maier/Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

Fish Eye Magazine | Vivian Maier raconte l’AmériqueVivian Maier : Chroniques Américaines

À l’Isle-sur-la-Sorgue, Campredon Centre d’Art,
Jusqu’au 19 février 2017

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