Mai 2023

Fisheye Magazine #59 Apparence

Fisheye Magazine #59 Apparence

Pour cette livrée printanière, nous vous embarquons dans un voyage autour des apparences. Celles qui trompent, révèlent ou déstabilisent. Janick Entremont nous interroge sur notre rapport à la mort et notre désir d’immortalité. Paola Paredes nous raconte l’histoire de cliniques dédiées aux « thérapies de conversion » qui visent à remettre dans le « droit chemin » des personnes homosexuelles. Markel Redondo nous montre les ravages de la spéculation immobilière des promoteurs espagnols qui ont laissé des milliers de maisons en chantier. Les images-poésies de Paul Cupido composent de merveilleux haïkus visuels, auxquels font écho les flous colorés de Marc Donikian. Enfin Tobias Nicolai nous rapporte un drôle de rituel danois qui vise à recouvrir les jeunes célibataires de 25 ans de poudre de cannelle.

À la veille des dix ans de Fisheye, qui seront célébrés dans le prochain numéro, nous regardons dans le rétro. Cette décennie nous a démontré que la photographie devenait plus complexe, moins linéaire, mais aussi plus riche. C’est dans cet environnement en évolution permanente que Fisheye a tracé son chemin. D’abord éditorial, avec une indépendance et une constance à défendre les auteurs. Puis en inventant un modèle de développement qui s’appuie sur le digital, l’édition de livres, des galeries, de la production, de l’ingénierie culturelle, et un département dédié à l’art immersif. Et pour consacrer ce domaine innovant, nous lançons un nouveau média : Fisheye immersive. Il verra le jour lors de notre festival d’art immersif, le Palais Augmenté, du 23 au 25 juin au Grand Palais éphémère, à Paris. Une manière de rappeler que Fisheye reste un projet éditorial dont l’indépendance est garantie par des activités multiples et diversifiées. Nous n’avons aucune idée de ce que nous deviendrons dans dix ans, mais pour l’heure nous profitons de l’instant, et vous invitons à un été qui s’annonce pour le moins détonnant.

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Fisheye Éditions réédite “Maurice, tristesse et rigolade” de Charlotte Abramow. Celui-ci est enrichi d’un livret exclusif intitulé “Vivre sans, Vivre avec”, qui retrace les questionnements de l’artiste sur le fait de faire son deuil après sept ans d’absence.
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