Anna Niskanen sublime la nature et ses éléments

10 janvier 2024   •  
Écrit par Costanza Spina
Anna Niskanen sublime la nature et ses éléments
© Anna Niskanen
© Anna Niskanen
© Anna Niskanen
© Anna Niskanen
À lire aussi
How soon is now? : La Côte d’Azur nostalgique d’Oriane Robaldo
© Oriane Robaldo
How soon is now? : La Côte d’Azur nostalgique d’Oriane Robaldo
« J’ai grandi dans le sud de la France, au sein d’un territoire où je ne me sentais pas vraiment à l’aise. À 18 ans, j’ai quitté…
22 décembre 2023   •  
Écrit par Lou Tsatsas
An Old Tale : Siouzie Albiach saisit une nature personnifiée
© Siouzie Albiach
An Old Tale : Siouzie Albiach saisit une nature personnifiée
À travers An Old Tale, Siouzie Albiach nous emporte dans un voyage mystique au cœur de territoires intimes. Un périple nourri par…
07 décembre 2023   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Marseille sous les projecteurs
Marseille sous les projecteurs
L’institut Français du Danemark accueille du 4 mai au 30 juin 2023 l’exposition Marseille In&Out. Pensée par Aurélien Ciller, elle…
06 juin 2023   •  
Écrit par Lucie Guillet

Dans sa série Point sublime, la photographe finlandaise Anna Niskanen dévoile la nature de la Côte d’Azur sous un jour nouveau : désertée par les humain·es, sublimée dans ses éléments les plus basiques. Le Centre de la photographie de Mougins accueille son exposition jusqu’au 4 février.

Anna Niskanen (née en 1990 à Helsinki, Finlande) dissèque les paysages et les éléments. Sa photographie donne vie à des « écofacts », des artefacts prenant la nature comme point de départ. Par ses collages, elle propose de regarder les objets naturels sous tous leurs angles et propose des installations qui épousent les lieux de monstration et vont avec le paysage environnant. L’exposition au Centre de la photographie de Mougins, ouverte jusqu’au 4 février, présente des tirages photographiques uniques réalisés à la main et propose un voyage multi-dimensionnel au cœur des paysages de la Côte d’Azur. La Riviera a été façonnée par la main humaine dans chacun de ses recoins. Néanmoins, par son regard attentif aux détails sensoriels et géographiques qui définissent un lieu, la photographe nous présente cette région désertée par les humain·es et laisse alors parler uniquement les éléments naturels qui la composent. Cette série, Point sublime, fait écho à ses travaux précédents. Dans Oyster, par exemple, elle délivre ses observations faites lors de sa résidence artistique à SÍM (Reykjavik, Islande) : elle se nourrit de la nature omniprésente et puissante et se laisse fasciner particulièrement par l’eau, qu’elle interprète sous toutes ses déclinaisons. La photographie d’Anna Niskanen est comme une grande archive d’environnements naturels, de perspectives, de compositions de matières. Grâce à sa pratique d’assemblage, elle produit des images inédites et ouvre les portes des possibles.

La Côte d’Azur sous un autre jour 

Par le choix d’une photographie artisanale, Anna Niskanen met en œuvre une résistance face à l’inexorable uniformisation des images. Grâce au cyanotype, ce bleu de Prusse qui caractérise ses photographes, et la gomme bichromatée, un pigment terreux, ses œuvres deviennent une célébration de la nature et de ses aspérités. Point sublime est le résultat d’une résidence à Mougins, une « contrée belle et sauvage, mais aussi une côte abîmée, une montagne blessée », comme la décrit le photographe François Cheval. Ce travail dévoile la Côte d’Azur sous un autre jour : celui de sa nature parfois rude, brute, loin de l’imaginaire pailleté de Saint-Tropez et de la Croisette de Cannes. Ce sont des paysages complexes qui, débarrassés de la présence humaine, laissent apercevoir leur magnificence et leur fragilité. Dans la série, comme l’énonce François Cheval, on « retrouve dans la fabrication des images ces passions primitives et la spontanéité émotionnelle qui s’opposent, modestement, à la fausse rationalité du monde. Une présence invisible que seul le soleil est en capacité de révéler. »

© Anna Niskanen
© Anna Niskanen
Explorez
Vincent Gouriou remporte le prix Roger Pic 2026
© Vincent Gouriou
Vincent Gouriou remporte le prix Roger Pic 2026
Les membres du jury de la 34e édition du prix Roger Pic ont récompensé Vincent Gouriou pour Les ombres claires. À travers cette...
28 août 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nicola Lo Calzo (r)écrit la mémoire d’une Sardaigne révoltée
© Nicola Lo Calzo
Nicola Lo Calzo (r)écrit la mémoire d’une Sardaigne révoltée
Le photographe italien, connu pour ses projets au long cours au croisement de la photographie, de la recherche historique et de la pensée...
19 août 2026   •  
Écrit par Jordane de Faÿ
Enzo Castellucci remporte le prix Révélation SAIF x La Kabine 2026
© Enzo Castellucci
Enzo Castellucci remporte le prix Révélation SAIF x La Kabine 2026
Avec Come spirto in un'ampolla, Enzo Castellucci signe une série où l'isolement devient matière photographique. Récompensé par le prix...
06 août 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
En Ukraine, la guerre et paix de Sergey Melnitchenko
© Sergey Melnitchenko
En Ukraine, la guerre et paix de Sergey Melnitchenko
Loin de la déferlante des images médiatiques de guerre, qui saturent le regard jusqu’à le désensibiliser, le dernier projet du...
04 août 2026   •  
Écrit par Jordane de Faÿ
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
© Caroline Ruffault
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
Disponible à compter de ce vendredi 11 septembre, Fisheye #78 s’articule autour du paysage. Portfolios et dossier s’intéressent aux...
11 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Paris Photo a dévoilé le programme de son édition 2026 !
© AFP (Agence France-Presse), Michel Morgan, Paris, France, 9 octobre 1946, 1946, Fisheye Gallery
Paris Photo a dévoilé le programme de son édition 2026 !
La 29e édition de Paris Photo se tiendra au Grand Palais du 12 au 15 novembre 2026. À cette occasion, les œuvres de 1260 artistes...
10 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Premières fois / premières photos : l'histoire de la photographie à travers les nouveautés
Extrait de Holding the Camera (2015–2019) © Alberto Vieceli
Premières fois / premières photos : l’histoire de la photographie à travers les nouveautés
Au Pavillon Populaire, à Montpellier, Premières fois / premières photos retrace l'histoire du 8e art au travers des nouveautés, qu'elles...
10 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
© Eve Campestrini
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
C’est au cœur de la vallée occupée par le Groupe Agricole d’Exploitation Collective (GAEC) de Montlahuc qu’Eve Campestrini compose Lueurs...
08 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas