
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos coups de cœur de janvier 2026 !
Cloé Harent
Une imposante falaise dissimule un ciel doré et une mer aux reflets semblables. Nous sommes dans le parc naturel du Cap de Creus, à Cadaquès, en Espagne. Le temps, particulièrement agité, confère une atmosphère onirique au paysage. Pour Fisheye, Cloé Harent nous dévoile les dessous de cette image, intitulée « L’Écho du Cap » et issue de la série In Memoriam Terrae, qu’elle a réalisée dans le cadre d’une résidence artistique passée sur place.

Le Nemesiache
Aux côtés de l’historienne de l’art Imma Tralli, Sonia D’Alto nous parle des Nemesiache, un collectif féministe napolitain peu connu en France auquel elle a consacré un ouvrage. Au fil des pages se succèdent des photographies et des éléments d’archives multiples. « Une partie importante de cet ensemble provient du cinéma, qui occupait une place centrale dans la pratique des Nemesiache, explique l’autrice et curatrice. Pendant près de vingt ans, elles ont organisé un festival de cinéma féministe qui a constitué un espace fondamental d’échange international. Les films, les photogrammes, les images en mouvement étaient pour elles des outils politiques, capables de produire des imaginaires collectifs. »

Lucie Bascoul
Dans Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes afin d’aider les femmes qui s’engagent dans ce parcours. En croisant des éléments d’archives personnelles avec des portraits de patientes et des photographies documentaires, elle souhaite briser les tabous autour de la difficulté d’avoir un enfant. « J’avais envie de montrer différents profils, car il y a plein de raisons de suivre ce processus », souligne-t-elle. Saisies dans une palette chaude, les images insufflent un peu de chaleur dans une épreuve qui tend à en manquer.

Julien Pebrel
« Mon histoire avec ce pays, c’est que je l’ai choisi à un moment donné et que je l’aime, car il s’agit de celui de ma femme et de mon fils. Mes sujets, je les ai choisis. Aucun ne me laisse indifférent. Si un sujet me donne envie de photographier, c’est parce que j’ai envie de le vivre », assure Julien Pebrel. À travers ses séries Georgia(ns) et Chronicles of Georgia, ce membre de l’agence MYOP donne à voir le quotidien des Géorgiens. Au fil des images se découvrent ainsi autant de réalités sociales et politiques que de moments plus intimes.

The Beat Goes On
Le Quai de la photo place janvier et les trois mois qui suivent sous le signe de la fête. Jusqu’au 24 avril prochain, ce lieu d’exposition atypique accueille The Beat Goes On, qui s’intéresse au clubbing depuis sa création, dans les années 1970. Une fois à bord de la péniche se découvrent des tirages signés Bill Bernstein, Karel Chladek, Meyer Flou, Tatiana Prieto, Tristan O’Neill, Alexandre Furcolin, Fanny Bardin et Julien Rahmani. Dans des approches qui leur sont propres, toutes et tous célèbrent le monde de la nuit.