Des autoportraits à croquer

07 novembre 2018   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Des autoportraits à croquer

Sujets insolites ou tendance, faites un break avec notre curiosité de la semaine. La photographe Julia Wimmerlin réalise d’étranges autoportraits, en transformant la nourriture en costumes d’époque.

La photographe d’origine ukrainienne Julia Wimmerlin n’a jamais eu la patience d’apprendre à cuisiner. « Je n’ai jamais su le faire, et je n’ose même pas m’imaginer dans une cuisine, entourée de mes tentatives ratées », confie Julia. Cependant, inspirée par le 8e art et les peintures des grands maîtres flamands, elle construit une série d’autoportraits « culinaires ». « J’ai essayé de transformer ma nourriture en un art visuel. Il est plus facile d’être patient lorsqu’on fait quelque chose que l’on aime », précise-t-elle. Le résultat est fascinant : des portraits à l’allure picturale, teintés d’une touche de surréalisme et d’humour.

Un challenge dans chaque image

Les autoportraits de Julia sont minutieux. Un travail d’orfèvre que la photographe entreprend avec délicatesse. « Ce projet a été réalisé en quatre mois. Le costume qui a été le plus long à terminer a été celui aux pâtes, confie l’artiste. Il m’a fallu percer quatre trous dans chaque pâte pour construire le collier et la coiffe… Et la matière est fragile et se casse facilement ! »

Chaque image s’impose comme un challenge, forçant Julia à faire travailler son imagination pour se renouveler. « Il faut trouver quel aliment utiliser, et s’adapter au style visuel des costumes. Je dois aussi faire attention aux couleurs, afin qu’elles se fondent dans le décor, tout en restant fidèles aux coloris de la nourriture ! », ajoute-t-elle. La nourriture la plus dure à manier ? La pieuvre. « Sa peau est très glissante et ne reste en place que quelques secondes », raconte Julia.

Des mises en scène qui complimentent l’esthétique picturale des portraits. Une manière originale de représenter la nourriture en photographie.

© Julia Wimmerlin© Julia Wimmerlin

© Julia Wimmerlin

© Julia Wimmerlin© Julia Wimmerlin

© Julia Wimmerlin

© Julia Wimmerlin

Explorez
10 séries autour de la fête pour célébrer la nouvelle année
© Eimear Lynch
10 séries autour de la fête pour célébrer la nouvelle année
Ça y est, 2025 touche à sa fin. Dans quelques jours, un certain nombre d’entre nous célèbreront la nouvelle année avec éclat. À...
27 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Concours de beauté, métropoles et intimité : nos coups de cœur photo de décembre 2025
© Carla Rossi
Concours de beauté, métropoles et intimité : nos coups de cœur photo de décembre 2025
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont...
24 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Le 7 à 9 de Chanel : Claire Denis et la fabrique du monde
Tracey Vessey, extrait du film Trouble Every day, film de Claire Denis, Paris, 2001 © Rezo Productions
Le 7 à 9 de Chanel : Claire Denis et la fabrique du monde
Pour ce nouveau 7 à 9 de Chanel au Jeu de Paume, la scénariste et réalisatrice Claire Denis était invitée à revenir sur ses racines, ses...
22 décembre 2025   •  
Écrit par Ana Corderot
Les images de la semaine du 15 décembre 2025 : hommage, copines et cartes postales
© Ashley Bourne
Les images de la semaine du 15 décembre 2025 : hommage, copines et cartes postales
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, nous rendons hommage à Martin Parr, vous dévoilons des projets traversés par l’énergie d’une...
21 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 9 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche