#Dysturb : la carte de l’expo sauvage à Paris

05 mai 2014   •  
Écrit par Fisheye Magazine
#Dysturb : la carte de l'expo sauvage à Paris

© Agnès Dherbeys. 

Le mouvement est né dans les rues de Paris. #Dysturb, c’est le cri de photojournalistes qui n’arrivent pas à montrer leurs images comme ils le souhaiteraient. “Il y a cette frustration pour certains de ne pas être publiés”, explique Pierre Terdjman, le photojournaliste qui a lancé cette opération l’année dernière. “Il y a aussi cette impression que les gens s’en foutent. C’est un acte militant pour informer les passants, qu’ils s’en prennent plein la gueule.

Disturb Pierre Terdjman Paris Fisheye Magazine
© Pierre Terdjman.

 La nuit du 1er mai, il a rassemblé une dizaine de photojournalistes. Ensemble, ils ont collé plus de trente photos dans les 11e et 20e arrondissements (voir notre carte plus bas).

Des flics nous ont interpelés, mais pas verbalisés. Ils nous ont demandé de décrocher deux photographies.” Depuis, d’autres ont été arrachées ou nettoyées au Kärcher. “Certains propriétaires des murs que l’on a investis nous ont quand même félicités.

Quartier par quartier

La démarche est mûrement réfléchie. “On fonctionne par quartier”, raconte Pierre Terdjman. “Je choisis les photos en fonction de l’actualité et de l’esthétisme.

Ensuite, en avant pour le collage. “On sillonne les rues de Paris, on repère des endroits qui seraient idéaux, on va jusqu’à faire des essayages.” Un aménagement de l’espace très étudié en fonction de la photographie. C’est en fait un véritable magazine qui prend ses marques dans la rue. Pour Pierre, “un retour aux sources” :  “Les photos sont à leur place ici.” 

Thibault Camus Dysturb Paris Fisheye Magazine
© Thibault Camus.

À terme, le mouvement compte prendre de l’ampleur.

“#Dysturb va s’installer un peu partout dans Paris, puis va s’élargir dans d’autres grandes villes de France”, espère l’initiateur. “On va faire participer les gens avec des plates-formes de crowdfunding, ça nous permettra de rembourser la colle et les frais de déplacement.” 

La carte de l’expo sauvage

Découvrez les endroits où sont collées les photos #Dysturb en passant la souris sur les points. C.D.

Explorez
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
© Marilia Destot / Planches Contact Festival
Dans l’œil de Marilia Destot : mémoire entre ciel et mer
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Marilia Destot. Jusqu’au 4 janvier 2026, l’artiste expose ses Memoryscapes à Planches...
26 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Indlela de la série Popihuise, 2021 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Vuyo Mabheka : de brouillon et de rêve
Par le dessin et le collage, l'artiste sud-africain Vuyo Mabheka compose sa propre archive familiale qui transcrit une enfance solitaire...
25 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Sarah Bahbah : écran d’intimité
© Sarah Bahbah
Sarah Bahbah : écran d’intimité
Sarah Bahbah a imaginé Can I Come In?, un format immersif à la croisée du podcast, du film et du documentaire. Dans les six épisodes qui...
18 décembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 10 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche