« ® éveil » parisien à l’hôtel Jules & Jim

13 février 2017   •  
Écrit par Fisheye Magazine
"® éveil" parisien à l'hôtel Jules & Jim

« Il est cinq heures, Paris se lève. Il est cinq heures, je n’ai pas sommeil. »

C’est avec ses paroles de Dutronc en tête que l’on ressort de l’exposition ® éveil, présentée à l’hôtel Jules & Jim. Niché en plein cœur du Marais, pouvait-il y avoir meilleur emplacement que ce bel hôtel pour rendre hommage à l’art et à Paris ? Au total, 23 œuvres sont exposées sur les murs d’une galerie longue de 15 mètres, et jusque dans la jolie cour et le bar de l’hôtel. On y présentait d’ailleurs, en juin dernier, notre première exposition dédiée à Théo Gosselin et Maud Chalard ! Depuis 2014, c’est là le leitmotiv de ce beau lieu parisien : exposer et rendre accessible la photographie aussi bien que le street art et l’illustration. En ce sens, ® éveil est une exposition emblématique de cet engouement artistique. Pour vous en donner un avant-goût, voici notre top 5 des artistes que nous avons préférés.

Patrick Gripe

Né en 1963, Patrick Gripe a collaboré avec différents journaux, magazines et agences de communication. Il a travaillé sur l’homme au cœur de la société. Il s’est notamment intéressé aux mariniers, à l’industrie textile dans le nord de la France, aux parieurs dans le monde des courses ou encore aux chômeurs en fin de droits. Il est décédé en 2010. Les deux années qui ont précédé sa disparition, il a suivi le projet du futur hôtel Jules & Jim.  De la démolition des anciens bâtiments industriels à l’édification des nouvelles structures… Un travail à main d’homme qu’il a saisi avec passion.

Chantier de l'hôtel Jules et Jim. / © Patrick Gripe / Signatures. Maison de Photographes.
Chantier de l’hôtel Jules et Jim. / © Patrick Gripe / Signatures. Maison de Photographes.

Laurent Chéhère

Inspirée par une vision poétique du vieux Paris et par des influences cinématographiques comme Le Château Ambulant de Miyazaki ou La Strada de Fellini, les images de Laurent Chéhère saisissent une lévitation inattendue. Il a exploré Ménilmontant et Belleville avec une intention de témoignage. Ses images sont exposées en grand format, elles prennent alors tout leur sens, laissant à l’observateur curieux le soin de découvrir des détails qui exacerbent le réalisme.

"Le linge qui sèche". Extrait de la série "Flying Houses", 2012. © Laurent Chéhère, courtesy of Galerie Paris-Beijing.
© Laurent Chéhère, courtesy of Galerie Paris-Beijing.

Mathieu Baumer

Mathieu Baumer prend ses premières photographies en 2000 pour le magazine Elle, lors de la fashion week parisienne. Débutent alors les collaborations avec des couturiers, maisons de Haute Couture et de prêt-à-porter. En 2005, lors de la réalisation d’un clip, un ami lui fait découvrir la soirée Club Sandwich qui révolutionne alors la nuit parisienne. Mathieu Baumer est séduit par un univers éclatant de couleur, aussi décalé qu’artistique. Les tirages exposés à l’hôtel Jules et Jim sont les premiers originaux de la série Club Sandwich.

Extrait de "Club Sandwich", © Mathieu Baumer. Courtesy Marc Zaffuto et Emmanuel d'Orazio, Galerie Pierre-Alain Challier.
Extrait de “Club Sandwich”, © Mathieu Baumer. Courtesy Marc Zaffuto et Emmanuel d’Orazio, Galerie Pierre-Alain Challier.
 Extrait de "Club Sandwich", © Mathieu Baumer. Courtesy Marc Zaffuto et Emmanuel d'Orazio, Galerie Pierre-Alain Challier.
Extrait de “Club Sandwich”, © Mathieu Baumer. Courtesy Marc Zaffuto et Emmanuel d’Orazio, Galerie Pierre-Alain Challier.

Bogdan Konopka

Né en 1953 à Wroclaw en Pologne, Bogdan Konopa vit et travaille à Paris depuis 1989. Après une formation de photochimiste, il s’est appliqué d’abord à photographier sa ville natale. Lorsqu’il arrive en France, il poursuit ce travail sur l’avenir des villes et l’étend également aux grandes cités européennes et chinoises, dont il immortalise les dégradations du quotidien. Choisissant minutieusement et patiemment ses lieux de prises de vue, il photographie la face cachée d’un environnement urbain tout à la fois divers et unique.

Extrait de "Paris en gris (1994-1995), © Bogdan Konopka, courtesy Galerie Françoise Paviot
Extrait de “Paris en gris (1994-1995), © Bogdan Konopka, courtesy Galerie Françoise Paviot
Extrait de "Paris en gris (1994-1995), © Bogdan Konopka, courtesy Galerie Françoise Paviot
Extrait de “Paris en gris (1994-1995), © Bogdan Konopka, courtesy Galerie Françoise Paviot

Brecht Evens

Brecht Evens est souvent décrit comme le “petit génie” de la bande-dessinée. En 2016, il a réalisé le Travel Book consacré à Paris et publié chez Louis Vuitton. Il présente à l’hôtel Jules et Jim une très jolie représentation du Centre Pompidou. On découvre à travers cette oeuvre en aquarelle et gouache, un univers urbain fourmillant de détails et de fausses-perspectives. C’est coloré, dense et très poétique.

Illustration © Brecht Evens
Illustration © Brecht Evens
Centre Pompidou, 4e arrondissement (2016) / Aquarelle, encre et gouache sur papier / © Brecht Evens, courtesy Galerie Martel
Centre Pompidou, 4e arrondissement (2016) / Aquarelle, encre et gouache sur papier / © Brecht Evens, courtesy Galerie Martel

En (sa)voir plus

® éveil
du 8 février au 8 mai 2017
Hôtel Jules & Jim,
11, rue des Gravilliers – 75003 Paris

Explorez
Eyes of the Storm - Paul McCartney photographe, 1963-64 le calme avant la tempête
Paul McCartney, Autoportrait, Londres, 1963 © 1963-1964 Paul McCartney sous licence exclusive de MPL Archive LLP
Eyes of the Storm – Paul McCartney photographe, 1963-64 le calme avant la tempête
Jusqu'au 3 janvier 2027, le musée Granet accueille Eyes of the Storm, une exposition consacrée à une facette méconnue de Paul McCartney...
04 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
David Salcedo : dans la lumière, ouvrons les yeux
© David Salcedo
David Salcedo : dans la lumière, ouvrons les yeux
À travers Te vas a quedar ciego, David Salcedo retravaille des images capturées dans des émissions télévisées et recrée d’autres...
02 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
© Aliocha Boi et Daphné Lejeune
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
Réalisé en partenariat avec Fisheye, Résonances, un bel ouvrage, célèbre le savoir-faire, de plus de 260 ans, de la Maison Baccarat et sa...
01 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Portrait(s) 2026 : David LaChapelle en majesté à Vichy
This is my house, New York, 1997 © David LaChapelle
Portrait(s) 2026 : David LaChapelle en majesté à Vichy
Jusqu'au 4 octobre 2026, le festival Portrait(s) investit la ville de Vichy pour sa quatorzième édition. Cette année, le photographe...
25 juin 2026   •  
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? : Anne-Lise Broyer
© Anne-Lise Broyer
Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? : Anne-Lise Broyer
Sur les traces des déplacements de populations, des fractures et de l'histoire antique, Anne-Lise Broyer dépose son regard. Un travail...
Il y a 11 heures   •  
Écrit par Thomas Andrei
Au Palais de la Porte Dorée, l'art dénonce les discriminations
Jane Evelyn Atwood, La boxe féminine, 2000 FNAC 2000-208 Collection du Centre national des arts plastiques © Jane Evelyn Atwood
Au Palais de la Porte Dorée, l’art dénonce les discriminations
Le musée de l’Histoire de l'immigration au Palais de la Porte Dorée présente son exposition jusqu'au 23 août 2026.
16 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
© Ed Alcock / MYOP
À Tours, le Jeu de Paume dévoile les secrets d’Ed Alcock
Secrets et mensonges. Cette exposition au nom énigmatique, présentée au Jeu de Paume de Tours, revient sur les quinze ans de pratique...
15 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Rencontres d'Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
Dana Steichen, M. Steichen est surpris par Mme Steichen en train de croiser un delphinium blanc avec un delphinium violet foncé afin d'augmenter la taille des fleurs de la variété blanche, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1938 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York.
Rencontres d’Arles 2026 : les coups de cœur de la rédaction
La semaine d'ouverture vient de se clôturer, mais le festival, quant à lui, sera bien présent tout l'été, et ce, jusqu'au 4 octobre...
13 juillet 2026   •