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C’est la grande nouvelle de ce début d’année : en partenariat avec BnF-P, Fisheye dévoile NOÛS, un festival pensé pour interroger la création artistique à l’ère de l’intelligence artificielle et orchestrer ainsi un précieux dialogue entre l’art contemporain et le patrimoine. L’événement est à découvrir du 9 au 19 avril 2026.
« NOÛS » renvoie, en grec ancien, à l’esprit, à l’intellect, mais surtout à « cette forme d’intelligence collective qui nous dépasse et nous relie ». Séduit par la portée symbolique d’un tel terme, évoquant l’idée d’échange et de partage, Fisheye a souhaité donner l’accès aux fonds exceptionnels de la BnF – livres, gravures, photographies, cartes, documents, enregistrements sonores, etc. – à différents artistes, animé·es par un même dessein : la transmission du savoir.
Une ode à la collaboration artistique
De Tobias Gremmler à Justine Emard, qui s’intéresse à la figure de la sirène pour incarner le visage de l’intelligence artificielle, de Kimchi & Chips à Audrey Large, en passant par le studio de création Graphset, Sabrina Ratté ou encore Obvious, qui a créé un algorithme pour composer des visuels en respectant les proportions du nombre d’or, les onze artistes invité·es témoignent d’un réel enthousiasme envers les collections presque infinies de la BnF. Tous·tes sont également certain·es d’avoir trouvé en l’IA l’outil le plus adéquat pour explorer des millions de documents et en tirer du sens, pour être à la croisée de l’histoire et de l’actualité, du mythologique et du poétique, de ce que l’on croit savoir et de ce que l’on a fini par oublier.
Trois ans après la fin de l’aventure Palais Augmenté, Fisheye revient donc avec un nouveau festival gratuit, porté par des installations inédites, en phase avec les préoccupations et les obsessions de notre média : le rapport au réel, aux archives, la mise en forme du récit, plus que jamais nécessaires au sein d’un monde sous l’emprise des fake news. L’IA générative, au fond, n’est même pas le sujet : NOÛS, organisé du 9 au 19 avril, c’est avant tout une ode à la collaboration artistique, le déploiement au cœur d’une institution essentielle d’œuvres pensées comme des copropriétés collectives. Avec, comme point commun, un même intérêt pour les outils génératifs, plus que jamais propices à tous types d’explorations narratives.
Cet article est à retrouver dans Fisheye #75.