Pour le printemps, Fisheye dévoile sa nouvelle formule, désormais disponible en kiosque

20 mars 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Pour le printemps, Fisheye dévoile sa nouvelle formule, désormais disponible en kiosque
© Sander Coers
des jambes de cascadeurs en feu
Sans titre #36, Action Training Productions, 2018, extrait de la série Fury, Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris © Marie Quéau / ADAGP, Paris, 2025

En ce premier jour du printemps, Fisheye vous dévoile son numéro 75, le premier de sa nouvelle formule ! Repensé pour être au plus près du travail des artistes, il s’organise désormais en cinq séquences traversées, cette fois-ci, par une vaste question : qui a volé nos imaginaires ?

« Treize ans. C’est l’âge de raison pour certains, celui des premières révoltes pour d’autres. Pour Fisheye, né en 2013, c’est le moment d’une seconde mue. En treize années d’existence, nous n’avons bousculé notre maquette qu’une seule fois. Pourquoi changer aujourd’hui ? Parce que si Fisheye est en croissance constante, le monde, lui, a pivoté sur son axe. Nous avons repensé cet objet que vous tenez entre les mains pour qu’il ne soit plus seulement un magazine, mais qu’il se rapproche, page après page, de la noblesse du livre photo », écrit Benoît Baume, fondateur du magazine, dans son édito. À retrouver en kiosque à compter de ce vendredi 20 mars, Fisheye #75 se distingue par sa nouvelle formule, s’élargissant à la culture de l’image. La maquette épurée s’accorde également avec notre volonté de faire place à l’essentiel. « Peu importe le support – argentique, numérique, ou même virtuel – ce qui nous importe, c’est le processus créatif, le regard d’un auteur engagé dans la représentation du monde. À l’heure où la photographie semble se diluer dans un flux continu et désincarné, nous nous plaçons résolument du côté de la culture », souligne Benoît Baume.

Vue aérienne
© Salih Basheer
portrait d'une jeune femme qui lit
© Laura Henno

Qui a volé nos imaginaires ?

Fisheye se compose désormais de cinq séquences traversées, pour ce numéro 75, par une vaste question : qui a volé nos imaginaires ? « Le Flux », qui suit l’actualité de l’image, vous présente les expositions du moment, parmi lesquelles se comptent de nombreuses rétrospectives. La section « Les Portfolios » donne à voir différentes séries d’auteurs qui cherchent ici dans la matière. Certains, comme Antony Cairns, Yasmina Benabderrahmane et Robbie Lawrence, expérimentent avec le médium tandis que d’autres, comme Marie Quéau, Laura Henno et Salih Basheer, documentent le monde tel qu’il leur apparaît. Dans ce sillage, « Le Dossier » pose une question qui, à l’ère de l’intelligence artificielle, taraude un certain nombre d’entre nous : la photographie a-t-elle disparu ? « Les Écrans », partie qui s’attache à décrypter la culture visuelle au quotidien, vise à réinjecter du rêve, quand « La Librairie », qui gravite autour des livres photo, dévoile quelques ovnis éditoriaux. Enfin, dans « Ce qui nous touche », nos équipes partagent un de leurs récents coups de cœur avec vous. Entre les pages du magazine, vous retrouverez également un tiré à part, réalisé avec Sorbonne Université, mettant en exergue le projet SUAVES (Sorbonne Université Arts visuels et Expériences scientifiques) qui fait dialoguer photographes et scientifiques afin de montrer les coulisses de la recherche sous un autre prisme. Nous espérons que vous aurez autant plaisir à découvrir cette nouvelle formule que nous avons eu à l’imaginer !

Retrouvez Fisheye #75 dans les kiosques et sur notre boutique en ligne.

Forme abstraite
© Antony Cairns
Motard qui se distingue dans un flou coloré
© Robbie Lawrence
À lire aussi
Fisheye #74 sonde la notion d’éthique en photographie
© Stan Desjeux
Fisheye #74 sonde la notion d’éthique en photographie
Fisheye #74 sera disponible en kiosque ce samedi 8 novembre ! En ce mois consacré à la photographie, notre nouveau numéro s’intéresse à…
06 novembre 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Explorez
Laurent Lafolie : la matière et le désir
BLANK, œuvres uniques. 15 images 180 × 225 cm, gravure laser sur carton gris recyclé. © Laurent Lafolie
Laurent Lafolie : la matière et le désir
Artiste auteur, maître tireur et enseignant, Laurent Lafolie explore les limites de la matérialité photographique. Dans son atelier, il...
07 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
© Robert Charles Mann, courtesy Galerie Capazza
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
Le Domaine national de Chambord nous invite, jusqu’au 21 juin 2026, à une plongée dans l’univers de Robert Charles Mann. SOLARIS est bien...
04 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Collages, expérimentations et expositions : nos coups de cœur photo d’avril 2026
© Lore Van Houte
Collages, expérimentations et expositions : nos coups de cœur photo d’avril 2026
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont...
29 avril 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La sélection Instagram #554 : jardin d'été, jardin de fées
© alchemytintypestudio / Instagram
La sélection Instagram #554 : jardin d’été, jardin de fées
Alors que les rayons du soleil frappent dans l’après-midi, il est temps pour le promeneur de se reposer au pied d’un arbre. Peu à peu...
28 avril 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
MANN de Robbie Lawrence
© Robbie Lawrence
MANN de Robbie Lawrence
Dans les images de Robbie Lawrence, les motos filent à une allure hors du commun, parfois fatale. Et c'est justement ce lien étrange avec...
Il y a 4 heures   •  
Écrit par Thomas Andrei
Les coups de cœur #582: Lou Kalliopi et Lola Rossi
© Lou Kalliopi
Les coups de cœur #582: Lou Kalliopi et Lola Rossi
Lou Kalliopi et Lola Rossi, nos coups de coeur de la semaine, s’attachent à photographier le paysage. D’une représentation surréaliste de...
18 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Cat Island Blues : Katherine Longly grave la mémoire d'Aoshima
Cat Island Blue © Katherine Longly
Cat Island Blues : Katherine Longly grave la mémoire d’Aoshima
Sur l’île japonaise d’Aoshima, rendue célèbre par ses centaines de chats, il ne reste aujourd’hui que trois habitant·es et une poignée de...
17 mai 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos coups de cœur de Photo London 2026 !
© Han Yang, courtesy of Han Yang and Bright Gallery
Nos coups de cœur de Photo London 2026 !
Jusqu’au 17 mai, Photo London investit pour la première fois le mythique Olympia de Londres, dans le quartier de Kensington. Entre...
16 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot