
print unique, floated on black wood frame.
Optional editioned archival print © Catherine
Just and 3C Gallery
Jusqu’au 17 mai, Photo London investit pour la première fois le mythique Olympia de Londres, dans le quartier de Kensington. Entre galeries internationales, propositions historiques, artistes émergent·es et figures reconnues de la photographie contemporaine, une section dédiée aux livres photo, l’édition 2026 de la foire déploie un panorama particulièrement large des pratiques actuelles de l’image. Voici trois de nos coups de cœur.
Entre deux ondées londoniennes et quelques rayons de soleil, je suis allée arpenter les allées de Photo London, bien décidée à ne rien manquer. À l’occasion de sa onzième édition, la foire de photographie anglaise a posé ses valises dans l’Olympia, grand palais d’expositions de la capitale. Parmi les invités, la Fisheye Gallery était présente pour y dévoiler une sélection d’œuvres originales issues des archives de l’Agence France-Presse (AFP), ainsi que quelques œuvres du travail polymorphe de Delphine Diallo. En parallèle, les propositions de cette année faisaient dialoguer différentes approches, autant plastiques, que purement documentaire, le tout dans un cadre qui faisait traverser la lumière par son toit de verre.


Gallery

print unique, floated on black wood frame.
Optional editioned archival print © Catherine
Just and 3C Gallery
ROSEGALLERY
Parmi la section Source, une section permettant de mettre en valeur le travail en particulier d’un·e artiste, la proposition de ROSEGALLERY frappe par son étrange subtilité. La galerie présente le travail de Jo Ann Callis, connue pour ses scènes savamment construites où le réel semble doucement dérailler. Intérieurs domestiques, couleurs denses, corps en mouvement et objets délurés… Tout paraît familier, jusqu’au moment où quelque chose trouble le regard. Il y a dans ses images une tension silencieuse, intime, qui transforme le banal en un lieu de questionnements. Des images qui ne cherchent pas l’effet immédiat, mais qui reste longtemps en tête.
Espace Discovery
L’espace Discovery, pensé par la critique et commissaire Charlotte Jansen, s’impose comme l’un des endroits les plus vivifiants de la foire. Plus expérimental, plus instinctif aussi, il rassemble des galeries et artistes qui déplacent les formes habituelles de la photographie. Les propositions de Wara Vargas Lara, Lady Barbara Ayozie Fu Safira et Catherine Just explorent toutes, à leur manière, des questions d’identité, de mémoire et de représentation. Ici, l’image devient une matière mouvante, plastique, parfois fragmenté et parfois performative. Un espace où l’on prend davantage le temps de regarder, loin des images trop lisses ou consommables.
TOBE Gallery
La TOBE Gallery propose quant à elle une sélection d’artistes hongrois·es émergent·es et ou confirmé·es, parmi lesquels Kincső Bede (Fisheye #74) retient particulièrement l’attention. Ses images jouent d’une forme d’ambiguïté entre fiction et documentaire, dans des compositions très construites où le corps, l’espace et les objets semblent constamment dialoguer pour nous parler de mémoire et d’histoire familiale. Quelque chose de froid, parfois presque clinique, traverse ses photographies, tout en laissant apparaître une grande fragilité.

© Ci Demi, Il Giornale
2021, Courtesy of Sule Gazioglu Gallery.


cyanotype unique, floated on white wood
frame, plexi cover © Catherine Just and 3C
Gallery.