
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont particulièrement marquée. Des récits personnels aux visites de divers événements, c’est le moment de (re)partager nos coups de cœur d’avril 2026 !
Mahaut Harley
« Je m’intéresse à ce qui se produit lorsque ces images sont perçues avec douceur plutôt que par simple consommation – lorsqu’on leur accorde de la tendresse, de l’ambiguïté, voire une forme de bienveillance », confie Mahaut Harley. De fait, à travers ses collages, la photographe cherche à offrir une nouvelle vie à des clichés récoltés dans des magazines érotiques des années 1980. L’objectif ? Les affranchir du regard masculin avec humour et délicatesse.

unRepresented by a ppr oc he 2026
Du 9 au 12 avril, la 4e édition d’unRepresented by a ppr oc he s’est tenue au Molière, à Paris. Fidèle à son essence, le salon a montré les œuvres de photographes non représentés en galerie qui s’adonnent à une pratique expérimentale du médium. Là-bas, trois artistes ont retenu notre attention : Elie Monferier et ses impressions sur plaques de fer, Tania Arancia et ses cyanotypes sur voilages, et Auriane Kolodziej et ses morceaux de miroir figés dans des blocs de résine.

Lore Van Houte
Lore Van Houte a fait du cyanotype son médium de prédilection. Cette technique qui oblige à prendre son temps s’est imposée à elle au début de la pandémie du Covid-19. Elle-même atteinte d’une maladie chronique, elle explore depuis lors son identité par l’entremise d’autoportraits imaginés dans son jardin. « C’est un peu comme tenir un journal intime pour se retrouver et découvrir ce qui a du sens pour soi, mais c’est un journal visuel », résume-t-elle.

Lee Miller
Tout au long de son existence, Lee Miller a été animée par le goût de la liberté, de l’engagement et de l’action. Tout d’abord mannequin à succès, elle a tôt fait de passer derrière l’objectif pour signer un corpus de tirages qui se distingue par son éclectisme et son avant-gardisme. Jusqu’au 2 août prochain, le musée d’Art moderne de Paris présente la plus importante rétrospective qui lui a été consacrée en France au cours de ces vingt dernières années. Près de 250 photographies sont à découvrir.

Kyotographie 2026
Jusqu’au 17 mai 2026, Kyotographie investit la capitale culturelle du Japon pour sa 14e édition. Comme à l’accoutumée, le festival invite le public à se rendre dans des lieux d’exception afin d’y découvrir des expositions tout aussi remarquables. Cette année, celles-ci sont traversées par le thème « Edge », à savoir « limite » ou « bordure » en français, et trois d’entre elles célèbrent la scène photographique sud-africaine. Les visiteurs peuvent notamment y apprécier les œuvres de Juliette Agnel, Federico Estol, Daido Moriyama, Linder Sterling, Lebohang Kganye ou encore Ernest Cole.