
Le photojournaliste Khames Alrefi reflète la destruction de Gaza à travers son projet Civilians: The First Victims. Ses images montrent le quotidien de la population dans la ville du 1er janvier 2025 au 1er mai 2026.
Ce documentaire n’est pas seulement celui qui montre la destruction provoquée par la guerre dans les villes, le photojournaliste Khames Alrefi plonge dans le quotidien des Gazaouis, il capture l’émotion, la tragédie, la crise et le défi que ces familles doivent affronter chaque jour, depuis le début du conflit, commencé il y a plus de deux ans. Ce qu’on y voit ? Des enfants cachés derrière des charrettes pour éviter d’être blessés par les débris d’une maison en train d’exploser, des femmes se bousculant, leur casserole à la main pour obtenir l’aide du CICR, une femme portant un enfant squelettique dans ses mains, une famille autour d’un feu tout près d’une zone totalement détruite, mais aussi des gens qui marchent, ceux qui se déplacent constamment et qui luttent chaque jour. Ce 11 juin, le Visa d’or humanitaire du comité international de la Croix-Rouge lui a été attribué pour le récompenser. Les photographies ne sont pas seulement des images, elles sont aussi le moyen de témoigner, de faire du journalisme pour informer. La situation humanitaire est toujours critique malgré le cessez-le-feu, des centaines de milliers de personnes sont déplacées, les camps sont surpeuplés et les tentes sont dégradées. Le CICR sur place poursuit ses efforts pour chercher à atténuer la souffrance avec l’aide de l’hôpital de la campagne Croix-Rouge à Rafah. Ce sont des soutiens aux autorités locales, mais aussi des aides à la réhabilitation des puits dans le système du traitement des eaux usées.

La 16e édition du Visa d’or humanitaire du CICR
Le Visa d’or humanitaire du CICR, créé en 2011, est un prix de photojournalisme qui récompense une fois par an un photojournaliste professionnel ayant couvert une problématique humanitaire en lien avec un conflit armé. L’objectif du concours, en plus des 8 000 euros en prime, est de reconnaître le travail quotidien, accompli sur le terrain, d’un photographe et promouvoir les principes fondamentaux du droit international humanitaire. Depuis deux ans, le jury, dont Benoît Baume, président de Fisheye, fait partie, met en lumière cette crise humanitaire qui ne se finit pas à travers des projets qui suivent les familles, les enfants et les déplacés pour exposer l’impact des bombardements sur des personnes sans protection. Ces conséquences physiques et psychologiques se reflètent à travers l’objectif. Il s’agit de travaux qui aident à préserver la mémoire de ceux qui sont affectés et montrent la réalité par le photojournalisme.


