Fisheye 35 : les dessous de la couv’

Fisheye 35 : les dessous de la couv'

Découvrant la photographie à 16 ans dans le laboratoire photo de son école, Daniela Muttini a d’emblée été séduite par la chimie argentique et ne s’en est jamais éloignée.

Autodidacte, elle a commencé à réaliser des images en noir et blanc de ses amis, de manière traditionnelle, puis au fil des ans, elle a créé des mises en scène en utilisant tout un bric-à-brac d’objets qu’elle accumulait. « Des productions théâtrales en couleurs, le plus souvent avec des femmes, avec une attirance pour les personnages étranges qui évoquent des tableaux, précise-t-elle. Nous sommes tellement bombardés de photos dans notre vie quotidienne qu’il devrait toujours y avoir quelque chose de spécial, de bizarre et d’unique dans l’image pour attirer l’attention. Quelque chose qui sort de l’ordinaire. »

C’est ce qui est à l’œuvre dans la photo qui fait la une de ce numéro, où Daniela Muttini souhaitait faire bouger « l’image de la femme mi-vierge mi-salope, qui est encore très présente dans la société latine ». Originaire de Lima, au Pérou, la photographe s’est installée à Madrid, en Espagne, il y a quelques années. À 30 ans, elle reste très attachée à la photographie analogique, au moyen format, et au travail à la chambre. Elle a poursuivi son exploration du 8e art par une formation en 2017 à l’EFTI, le Centre international de la photographie et du cinéma (Madrid), et expérimente la technique du collodion humide, en gardant un goût prononcé pour l’aspect manuel et artisanal de la photographie.  

Vidéo : © Nina Peyrachon

© Daniela Muttini

© Daniela Muttini© Daniela Muttini

© Daniela Muttini

© Daniela Muttini

Explorez
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
© Justine Tjallinks
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
Dans Vision, Justine Tjallinks capture avec singularité la différence, en prenant son inspiration dans la peinture ancienne du siècle...
Il y a 10 heures   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Thato Toeba : matérialiser les fractures
© Thato Toeba
Thato Toeba : matérialiser les fractures
Dans l'exposition Anyone Can Be Lucifer, aux Rencontres d'Arles, Thato Toeba dévoile un corpus artistique engagé, déboulonnant des...
30 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
This Bloom I Borrow, 2026. © Aïda Muluneh
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
Pour l'édition estivale des 7 à 9, des rencontres organisées par Chanel au Jeu de Paume, la photographe et curatrice éthiopienne Aïda...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Katia Kameli présente le Roman algérien à Arles 2026
© Katia Kameli
Katia Kameli présente le Roman algérien à Arles 2026
À Arles, Katia Kameli dévoile un nouveau chapitre de son vaste projet Le Roman algérien, une œuvre au long cours qui interroge la...
27 juillet 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
© Justine Tjallinks
Justine Tjallinks : renverser les codes de beauté 
Dans Vision, Justine Tjallinks capture avec singularité la différence, en prenant son inspiration dans la peinture ancienne du siècle...
Il y a 10 heures   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Thato Toeba : matérialiser les fractures
© Thato Toeba
Thato Toeba : matérialiser les fractures
Dans l'exposition Anyone Can Be Lucifer, aux Rencontres d'Arles, Thato Toeba dévoile un corpus artistique engagé, déboulonnant des...
30 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
This Bloom I Borrow, 2026. © Aïda Muluneh
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
Pour l'édition estivale des 7 à 9, des rencontres organisées par Chanel au Jeu de Paume, la photographe et curatrice éthiopienne Aïda...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Vigilance : une histoire de la prévention et de la sécurité en entreprise
© Couverture du magazine Vigilance, n°41, un monteur et ses gants isolants, Michel Crépin, septembre 1971. Avec l’aimable autorisation des archives EDF.
Vigilance : une histoire de la prévention et de la sécurité en entreprise
Comme chaque année, les Rencontres d’Arles proposent des expositions faisant la part belle aux archives. En 2026, nous retrouvons...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet