Fisheye 36 : les dessous de la couv’

17 mai 2019   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Fisheye 36 : les dessous de la couv’

« Le noir et blanc est pour moi quelque chose d’intemporel et de puissant ! Il est difficile à travailler, contrairement à ce que
 certaines personnes peuvent penser, car il n’y a pas la couleur pour évoquer d’autres émotions dans l’image », précise Axel Morin.

Ce photographe, vidéaste et directeur artistique, qui a déjà publié un portfolio dans Fisheye #19, il y a trois ans. À l’époque, l’auteur se focalisait sur la street photography, la couleur, les cultures urbaines. « J’aime partager avec les gens, arpenter les rues pendant des heures et ressentir l’énergie d’une ville, regarder ce qui m’entoure au quotidien, immortaliser le temps et des instants de vie qui m’évoquent des choses. Mon inspiration s’y ressource tous les jours, c’est une peinture vivante », poursuit-il, bien que plus tourné aujourd’hui vers le domaine de la mode.

C’est d’ailleurs à l’occasion d’une pause entre deux shootings qu’il prend la photo en couverture de ce numéro, celle du modèle Uèle Lamore (@uele_lamore), cheffe d’orchestre et compositrice, qu’il ne connaissait pas au moment de la prise de vue. Une image réalisée avec un petit boîtier argentique qui ne le quitte jamais. « Je laisse souvent traîner dans mes tiroirs des bobines que je développe longtemps après, explique l’auteur. Je suis donc retombé sur cette photo et, d’une façon totalement instinctive, je me suis mis à la retoucher. Ce qui en ressort représente l’humeur que j’avais à ce moment-là. Je suis quelqu’un de très intuitif, mon travail évolue à son rythme sans calcul prédéfini, les changements viennent naturellement. »
 Diplômé de l’Institut supérieur des arts appliqués (Lisaa) de Paris, dont il est ressorti directeur artistique en 2008, Axel Morin poursuit sa carrière de photographe et de vidéaste pour des magazines de mode et pour des marques qui apprécient particulièrement l’énergie de ses images, en couleurs comme en noir et blanc.

Vidéo : © Nina Peyrachon

© Axel Morin© Axel Morin

© Axel Morin

© Axel Morin© Axel Morin

© Axel Morin

Explorez
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
© Christie Fitzpatrick / Instagram
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
À l’approche des fêtes de fin d’année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine capturent la poudreuse, les chutes...
23 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Chad Unger, feu tranquille
© Chad Unger
Chad Unger, feu tranquille
Chad Unger est l’auteur de la série au titre étrange et poétique Fire Barked At Eternity – littéralement « le feu aboya à l’éternité »....
20 décembre 2025   •  
Écrit par Milena III
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
Il y a 1 heure   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger