« La banalité du quotidien »

29 juin 2015   •  
Écrit par Fisheye Magazine
"La banalité du quotidien"
Un étudiant allemand, Max Slobodda, photographie les passants qui se fondent dans le décor. Une découverte Fisheye. Par Hélène Rocco.

Quand les passants se fondent dans l’environnement, Max Slobodda est là pour capturer la scène. Il y a un an, cet étudiant en photo de 28 ans s’est mis à photographier des jambes qui disparaissaient au coin d’une rue et des bras qui sortaient d’un mur. De là est née l’idée d’une série:  Merge (en français, “fusionner”). Max se souvient: “En règle générale, j’ai toujours aimé l’ambiguïté alors quand j’ai découvert les photos de rue d’Alex Webb et Matt Stuart, j’ai été scotché”.

Photo extraite de la série "Merge" © Max Threepwood
Photo extraite de la série “Merge” © Max Slobodda

A partir de ce moment là, j’ai commencé à regarder le monde différemment et j’ai vu des choses que je n’avais jamais remarqué auparavant. Sans jamais les mettre en scène bien sûr !” continue-t-il. Attentif au moindre détail, le photographe joue avec la profondeur pour donner au spectateur l’impression que le sujet et son environnement fusionnent réellement.

Photo extraite de la série "Merge" © Max Threepwood
Photo extraite de la série “Merge” © Max Slobodda
 A travers ce projet qu’il prévoit de poursuivre toute sa vie, Max a voulu montrer l’absurdité du quotidien. “C’est une question de point de vue. La moitié de ces images ont été prises pendant que j’attendais le bus ou le train. C’est l’essence même de mon travail. La banalité du quotidien. On veut se rendre d’un point A à un point B le plus vite possible mais il y a beaucoup de choses à explorer sur le chemin. Ouvrez grands les yeux et vous serez surpris de voir combien les choses insignifiantes peuvent vous faire sourire. Même si ce n’est que pour une seconde. Amenez votre appareil partout avec vous et comme moi vous aurez la chance de capturer ces moments.” En marge de cette série, le photographe travaille sur la place de la publicité dans les zones urbaines.

4_MaxThreepwood_fisheyelemag5_MaxThreepwood_fisheyelemag6_MaxThreepwood_fisheyelemag9_MaxThreepwood_fisheyelemag1_MaxThreepwood_fisheyelemag12_MaxThreepwood_fisheyelemag13_MaxThreepwood_fisheyelemag14_MaxThreepwood_fisheyelemag15_MaxThreepwood_fisheyelemag

Explorez
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Costanza Spina
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
Emcimbini de la série Popihuise, 2024 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
C’est l’heure du récap ! Au programme cette semaine : l’éclat ivoire des premiers flocons pour le solstice d’hiver, un retour sur la...
28 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Trophées Photos Jeunes D’Avenirs : quand les jeunes s’emparent de l’image 
Les avenirs vacants, Grand Prix du Jury © Victor Arsic
Trophées Photos Jeunes D’Avenirs : quand les jeunes s’emparent de l’image 
Le Groupe AEF info a annoncé les lauréat·es de la première édition de son concours Trophées Photos Jeunes D’Avenirs. Six jeunes artistes...
23 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas