La poésie solaire du féminin de Carlo Piro

11 mars 2022   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La poésie solaire du féminin de Carlo Piro

« Mon premier souvenir avec le médium photographique remonte à l’enfance. J’adorais observer les choses à travers le viseur du reflex de mon père. Je ne prenais pas de photos, je me contentais de regarder. Au cours de vacances en Sicile, alors que j’étais adolescent, j’ai tiré mes premières pellicules en noir et blanc. À mon retour, j’ai eu l’occasion de les développer et de les imprimer dans une chambre noire. Ce fut une sorte de coup de foudre. Depuis, le 8e art est devenu un partenaire de vie », raconte Carlo Piro. Diplômé de l’Istituto Marangoni de Florence, le photographe de mode toscan a toujours observé les êtres qu’il croise avec curiosité. Leurs façons de se mouvoir et surtout de se vêtir sont autant de détails que d’indices sur leur personnalité. Ses compositions à la fois sobres et solaires traduisent ainsi ce « contact empathique » qu’il tient à établir avec ses sujets, qu’il s’agisse d’une personne, d’une ombre, d’un paysage ou d’une fleur. « Je n’aime pas l’ostentation. Je préfère représenter les femmes et les hommes dans leur spontanéité, en recherchant la fragilité. J’apprécie la beauté quand elle est inconsciente. Je me retrouve dans le female gaze que je considère souvent plus élégant. Cette poésie est plus proche de la mienne que celle que l’on attribue traditionnellement au male gaze. Cela dit, je n’en fais pas une question de genre, mais seulement de sensibilité du regard », conclut-il.

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

 

© Carlo Piro

Explorez
À l’Archevêché, Fisheye n’est jamais à cour(t) d’idées !
© Claire Jaillard
À l’Archevêché, Fisheye n’est jamais à cour(t) d’idées !
Pour la troisième année consécutive, Fisheye investit la cour de l’Archevêché à l’occasion de la semaine d’ouverture des Rencontres...
À l'instant   •  
Écrit par Esther Baudoin
Pour Andrea Orejarena, la Lune est une terre de femmes
© Andrea Orejarena
Pour Andrea Orejarena, la Lune est une terre de femmes
Voyage féministe et poétique, I love you like the moon est un récit lunaire dont les héroïnes récoltent l'énergie. Une manière pour sa...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Dirigível : la beauté trompeuse des archives militaires
© Breno Rotatori
Dirigível : la beauté trompeuse des archives militaires
Dans Dirigível, Breno Rotatori s’empare d’images trouvées dans ses archives familiales issues de projets militaires. En les...
27 juin 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La jeunesse syrienne en exil dans l'œuvre d'Ameen Abo Kaseem
© Ameen Abu Kaseem
La jeunesse syrienne en exil dans l’œuvre d'Ameen Abo Kaseem
Ameen Abo Kaseem explore, à travers la photographie, les traces laissées par l'exil, la guerre et les déplacements forcés. Né entre...
26 juin 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Nos derniers articles
Voir tous les articles
À l’Archevêché, Fisheye n’est jamais à cour(t) d’idées !
© Claire Jaillard
À l’Archevêché, Fisheye n’est jamais à cour(t) d’idées !
Pour la troisième année consécutive, Fisheye investit la cour de l’Archevêché à l’occasion de la semaine d’ouverture des Rencontres...
À l'instant   •  
Écrit par Esther Baudoin
Pour Andrea Orejarena, la Lune est une terre de femmes
© Andrea Orejarena
Pour Andrea Orejarena, la Lune est une terre de femmes
Voyage féministe et poétique, I love you like the moon est un récit lunaire dont les héroïnes récoltent l'énergie. Une manière pour sa...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Dirigível : la beauté trompeuse des archives militaires
© Breno Rotatori
Dirigível : la beauté trompeuse des archives militaires
Dans Dirigível, Breno Rotatori s’empare d’images trouvées dans ses archives familiales issues de projets militaires. En les...
27 juin 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La jeunesse syrienne en exil dans l'œuvre d'Ameen Abo Kaseem
© Ameen Abu Kaseem
La jeunesse syrienne en exil dans l’œuvre d'Ameen Abo Kaseem
Ameen Abo Kaseem explore, à travers la photographie, les traces laissées par l'exil, la guerre et les déplacements forcés. Né entre...
26 juin 2026   •  
Écrit par Costanza Spina