L’Académie des beaux-arts distingue Dominique Issermann et Annie Leibovitz !

24 juin 2021   •  
Écrit par Finley Cutts
L'Académie des beaux-arts distingue Dominique Issermann et Annie Leibovitz !

Ce mercredi 23 juin 2021, l’Académie des Beaux-arts a élu Dominique Issermann au fauteuil 3 de la section de photographie. À la même occasion, l’institution a nommé Annie Leibovitz lauréate du Prix de Photographie de l’Académie des beaux-arts – William Klein.

Composante majeure de l’Institut de France, l’Académie des Beaux-Arts encourage la création artistique dans toutes ses formes d’expression. Pour ce faire, elle organise, chaque année, des concours, attribue des prix, finance des résidences d’artistes, octroie des subventions et veille à la défense du patrimoine culturel français. Et le mercredi 23 juin 2021, elle a élue Dominique Issermann au fauteuil III de la section de photographie, précédemment occupé par Bruno Barbey. Elle devient alors la première femme à occuper une place dans la section de photographie de l’Académie où elle rejoint Yann Arthus-Bertand, Sebastião Salgado et Jean Gaumy.

Née en 1974 à Paris, la photographe est connue pour son travail dans la mode et la publicité. Elle voyage en Italie de 1969 à 1972 et débute sa carrière dans le monde du cinéma, en travaillant sur le film de Jean-Luc GodardVent d’Est. Dominique Issermann réalise deux longs-métrages avec Marc’O, Tamaout et Elettra. Elle réalise ensuite à Paris, une série de reportages pour le magazine Zoom. Quelques mois plus tard, elle plonge dans l’univers de la photographie de mode par hasard grâce à un concours de photographie où elle remporte le premier prix. Sonia Rykiel, Christian Dior, Chanel, Hermès ou encore Yves Saint Laurent l’engagent alors pour réaliser des campagnes. Au même moment, elle photographie des personnalités du cinéma ou de la littérature, telles que Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Serge Gainsbourg et Marguerite Duras. Rapidement, elle développe une écriture bien à elle, où elle fait illumine l’être intérieur de chacun de ses modèles – que l’on enseigne ensuite comme la « lumière Issermann ». Elle réalise également plusieurs clips, notamment pour Patricia Kaas, Renaud, Leonard Cohen ou Jean-Louis Aubert. Son travail est fréquemment exposé Aux Rencontre de la Photographie à Arles, mais aussi à la Maison européenne de la Photographie ainsi qu’au musée des Arts Décoratifs à Paris.

Dominique Issermann © Karl Lagerfeld

Dominique Issermann © Karl Lagerfeld

Annie Leibovitz, lauréate du Prix de Photographie

Par la même occasion, l’institution a également annoncé Annie Leibovitz, lauréate de la seconde édition du Prix de Photographie de l’Académie des beaux-arts – William Klein. L’objectif du prix étant de récompenser un ou une photographe de toute nationalité pour l’ensemble de sa carrière et son engagement en faveur du 8e art. Elle recevra alors une consécration de 120 000 euros. Le Prix sera remis dans la Grande salle des séances du Palais de l’Institut de France le mercredi 27 octobre 2021. Une exposition sera également présentée du 27 octobre au 28 novembre 2021 dans le Pavillon Comtesse de Caen, au Palais de l’Institut de France.

L’une des photographes les plus influentes au monde, Annie Leibovitz a contribué tout au long de son œuvre à définir le canon du portrait contemporain – des images d’acteurs, de réalisateurs, d’écrivains, de musiciens, d’athlètes, de personnalités du monde politique et des affaires, ainsi que des photographies de mode. Outre ses portraits mondialement connus, Annie Leibovitz est l’une des plus grandes chroniqueuses de notre temps, capturant des moments tels que celui de Richard Nixon quittant la Maison Blanche en hélicoptère en 1972, du président Barack Obama pensif le dernier jour de sa présidence ou encore la militante Malala Yousafzai dans sa classe à Birmingham.

Annie Leibovitz

© Annie Leibovitz

Explorez
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 11 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
Emcimbini de la série Popihuise, 2024 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
C’est l’heure du récap ! Au programme cette semaine : l’éclat ivoire des premiers flocons pour le solstice d’hiver, un retour sur la...
28 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 11 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche