Les coups de coeur #201

20 août 2018   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de coeur #201

Cette semaine, la rédaction présente le travail de deux photographes basés à Paris. Simon-Long Hervé se spécialise dans le portrait, tandis que Caroline Faccioli réalise une photographie du quotidien. Voici les coups de cœur de la semaine.

Simon-Long Hervé

Simon-Long Hervé découvre la photographie dans sa jeunesse, aux côtés de sa belle-mère. À travers l’image il fait « l’éloge de la fragilité ». Se spécialisant dans le portrait, Simon s’intéresse aux détails qui rendent chaque personne unique. « J’explore nos langages corporels, émotionnels, ainsi que les codes humains », affirme-t-il. « J’essaye de révéler les histoires de chacun, les paradoxes qui nous construisent. Il y a un panel d’expressions en chacun de nous, et j’aime en révéler les subtilités ». Étudiant en mode, Simon voit les corps comme « un ensemble de matière et de volume à sublimer ». Une étude qui transforme le modèle en capteur d’émotions. « Dans une période où le culte de l’image est omniprésent, voire vital, mais où l’artificiel prime, j’essaie de dévoiler des émotions authentiques basées sur des souvenirs et des racines » confie Simon.

© Simon-Long Hervé© Simon-Long Hervé
© Simon-Long Hervé© Simon-Long Hervé
© Simon-Long Hervé© Simon-Long Hervé

© Simon-Long Hervé

Caroline Faccioli

« Ma photographie est une photographie du quotidien »,

explique Caroline. Après des études en histoire de l’art et un cursus aux Beaux-Arts, elle se lance dans la création, son boîtier à la main. « Je suis très influencée par la photographie de cinéma », confie-t-elle. « Chaque cliché est pour moi la première image d’un plan séquence dont l’histoire est à inventer par le spectateur ». La série State of Mind s’est construite en dix ans durant lesquels Caroline a sillonné différents États américains. « J’ai laissé volontairement de côté les highways », précise la photographe. « J’ai alors découvert des lieux laissés pour compte, dans lesquels le temps semble s’être arrêté. J’ai donc tourné mon objectif vers ces lieux sans destin pour tenter de révéler leur quotidien. Grand espace ou infime détail, j’aime prendre le temps de fixer les morceaux d’une nouvelle vérité ». Un voyage intemporel dans les recoins abandonnés des États-Unis.

© Caroline Faccioli

© Caroline Faccioli© Caroline Faccioli

© Caroline Faccioli© Caroline Faccioli

© Caroline Faccioli

Explorez
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
© Christie Fitzpatrick / Instagram
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
À l’approche des fêtes de fin d’année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine capturent la poudreuse, les chutes...
23 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Chad Unger, feu tranquille
© Chad Unger
Chad Unger, feu tranquille
Chad Unger est l’auteur de la série au titre étrange et poétique Fire Barked At Eternity – littéralement « le feu aboya à l’éternité »....
20 décembre 2025   •  
Écrit par Milena III
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
Il y a 9 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger