Les coups de cœur #227

25 février 2019   •  
Écrit par Anaïs Viand
Les coups de cœur #227

Nos coups de cœur de la semaine ? Grégoire Huret et Francesco Sambati. Le premier présente un objet insolite et le second sa conception de la liberté.

Grégoire Huret

Grégoire Huret, 33 ans, est un ancien consultant dans le milieu du BTP. Il a depuis 2012 une passion dévorante pour la photographie argentique  et la photographie de rue. « Aujourd’hui, je ne me considère pas comme un photographe, mais plus comme un artiste. Tous les jours, je sors avec un appareil photo autour du cou. Chacun de mes déplacements devient une potentielle situation à exploiter, une histoire à raconter », confie-t-il. C’est un concours de circonstances qui a donné naissance à How To Find Your Way, un fanzine en format A3 qui dévoile le plan de métro de grandes villes, jalonné de photographies. Cet objet inhabituel présente un double objectif : « Diffuser [ses] photographies, et créer un objet utile. » L’idée était de concevoir un petit guide de poche permettant de se repérer dans la ville, le quartier ou même le pays. « J’aime ce format, car il permet à quiconque de le reproduire soi-même grâce à un photocopieur », précise-t-il. Une promenade visuelle à retrouver sur son site, en téléchargement libre.

© Grégoire Huret

© Grégoire Huret© Grégoire Huret
© Grégoire Huret© Grégoire Huret

© Grégoire Huret

Francesco Sambati

Francesco Sambati, 37 ans, vit à Lecce, une ville du sud de l’Italie. S’il a démarré la photographie il y a quatre ans seulement, il maîtrise aujourd’hui autant la photographie numérique que le Polaroid. Son boîtier à la main, Francesco ressent une sérénité singulière. « Il y a un étrange équilibre entre le sérieux et la légèreté quand je shoote. Je crée quelque chose d’indispensable et, en parallèle, je me sens vide de toute responsabilité. » À la différence de son site internet, il considère son Tumblr comme un espace de liberté. « Mon approche est très basique, confie le photographe italien. J’essaie de suivre mon instinct. C’est un peu trivial, mais je photographie ce que j’aime. La plupart du temps, je shoote quand la solitude m’envahit. »

© Francesco Sambati© Francesco Sambati

© Francesco Sambati

 

© Francesco Sambati

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