Les coups de cœur #260

28 octobre 2019   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Les coups de cœur #260

Gianluca Attoli et Eva Sanchez s’intéressent tous deux à l’espace urbain. Si le premier aime capturer l’esprit des lieux, la seconde se concentre sur la dimension graphique du paysage. Voici nos coups de cœur #260.

Gianluca Attoli

Venu du nord de l’Italie, Gianluca Attoli n’a commencé à pratiquer la photographie qu’en mars 2019. « J’ai toujours pris des photos avec mon smartphone, sans réaliser qu’elles étaient particulièrement créatives. Mon premier contact avec un véritable boîtier m’a paru presque familier, comme si j’avais toujours attendu cette rencontre », confie l’artiste de 35 ans. Depuis ses premiers pas, celui-ci s’intéresse aux espaces urbains, essayant de les capturer de manière neutre, tout en révélant l’esprit des lieux. « Je souhaite mettre en lumière une certaine ambiance, qu’elle soit conflictuelle, ironique ou tout simplement belle », précise-t-il. Suburban Base et Suburban Base/After dark se lisent comme deux séries complémentaires, représentant les mêmes endroits, les mêmes banlieues, à des heures différentes. « J’ai décidé de les séparer en raison de leurs contrastes : si mon but en pleine journée était de capturer des instants éphémères, à la nuit tombée, je m’attardais plutôt sur des moments figés, éternels », explique le photographe. Des travaux poétiques, donnant à voir la froide symétrie des architectures modernes comme les clairs-obscurs nocturnes et mystérieux.

© Gianluca Attoli© Gianluca Attoli

© Gianluca Attoli

© Gianluca Attoli© Gianluca Attoli

© Gianluca Attoli

Eva Sanchez

« L’espace urbain dispose d’une géométrie pensée par et pour les hommes. Je trouve cette ambivalence intéressante puisque cohabitent à la fois la notion de fonctionnalité et celle d’esthétique. J’aime voir comment les architectes travaillent l’espace en fonction de ces enjeux. », explique Eva Sanchez, photographe de 27 ans. Venue à la photographie dès l’adolescence, cette artiste joue avec les lignes et compose ses images avec les bâtiments qui s’imposent dans les villes qu’elle visite. « Les lignes sont un marqueur d’espace et de limitation. Elles sont le contour d’un coloriage à remplir, c’est celles qui dessinent l’environnement dans lequel les passants évoluent. Les compositions me viennent spontanément, soit parce que les lignes cheminent vers un ensemble cohérent ; soit parce qu’un élément graphique du paysage mérite que je cherche à le valoriser.(…) J’ai une forte appétence pour les métaphores et les symboles. L’art abstrait est un genre que j’apprécie. » Eva Sanchez se passionne également pour d’autres formes d’explorations urbaines. « Les lieux que je photographie sont ceux du quotidien, ceux de mes voyages, mais aussi ceux de mes balades urbex. D’ailleurs, je prépare un livre avec ma partenaire d’urbex. » Aujourd’hui, la jeune Parisienne veut professionnaliser sa pratique et filer la thématique des villes. Elle projette notamment de consacrer une série à l’équipement public. Une photographe à suivre donc…

© Eva Sanchez

© Eva Sanchez© Eva Sanchez

© Eva Sanchez© Eva Sanchez

© Eva Sanchez

Image d’ouverture : © Gianluca Attoli

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