Les coups de cœur #262

11 novembre 2019   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de cœur #262

Ce sont les sentiments qui inspirent Cyrielle Teyssier et Pierre Pokrovski, nos coups de cœur #262. La première donne à voir la puissance évocatrice du 8e art, et le second met en scène une jeunesse pleine d’émotions.

Cyrielle Teyssier

Cyrielle Teyssier, 28 ans, porte « un regard contemplatif et amusé sur son quotidien ». Cette photographe installée à Lyon a grandi avec un boîtier entre les mains. « Je me souviens qu’étant enfant j’emmenais un petit point and shoot argentique lors de mes sorties scolaires ou de mes vacances », se souvient-elle. Après un passage à l’École des Beaux-Arts, la jeune femme a appris à définir son approche photographique. « Il s’agit de quelque chose de très intime, et à la fois extrêmement présent dans ma vie. J’essaie de rendre l’ordinaire plus beau, de donner davantage de visibilité à mon environnement, pour ceux qui ne possèdent pas le même regard que moi », explique-t-elle. Adepte de la photographie couleur comme noir et blanc, elle retrouve, dans les monochromes, une dimension plus évocatrice. « J’aime travailler avec des pellicules qui ont du grain et qui permettent une large palette de nuances… Et puis parfois c’est le hasard : en pensant shooter en couleurs, je découvre une pellicule noire et blanche dans l’appareil. Finalement cette tonalité donne d’autres choses à voir », précise Cyrielle Teyssier. Un ensemble d’images douces et poétiques.

© Cyrielle Tessier

© Cyrielle Tessier© Cyrielle Tessier

© Cyrielle Tessier

© Cyrielle Teyssier

Pierre Pokrovski

À tout juste 17 ans, Pierre Pokrovski livre un travail photographique d’une grande maturité. S’il aime expérimenter avec l’argentique, le numérique, la couleur, le noir et blanc ou encore les paysages, sa série Enfants de la fougue, composée de portraits, propose une immersion dans son propre environnement. « Le projet documente la jeunesse. Ma jeunesse. Dans son urgence de vivre, sa nécessité d’exister, son ardeur instinctive et émotionnelle, ses visages et ses découvertes », précise-t-il. Divisé en chapitre, ce travail donne à voir les sentiments forts et complexes qui rythment l’adolescence. « Furie », « Crise », « Frénésie », « Liberté »… Le jeune artiste documente les états d’âme de toute une génération. « Je voulais avant tout raconter les différents caractères et émotions de la jeunesse. Montrer sa versatilité. Cette forme était vitale pour révéler l’esprit débordant et pluriel qui submerge ces thèmes… Une seule photo pour raconter l’amour, par exemple, n’était pas suffisante. Ce serait taire la voix de l’enfant aimant », poursuit le photographe. Une illustration vibrante d’une adolescence en pleine construction.

© Pierre Pokrovski© Pierre Pokrovski
© Pierre Pokrovski© Pierre Pokrovski

© Pierre Pokrovski

Image d’ouverture : © Pierre Pokrovski

Explorez
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
© Hugh Davison / Instagram
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine ont décidé de prendre de bonnes résolutions pour l’année 2026. L’acte de...
06 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
L’île la plus proche du paradis © Nicolas Gastaud
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
Nicolas Gastaud et Sonia Martina, nos coups de cœur de la semaine, explorent des récits intimes. Le premier sonde son héritage familial...
05 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
The Internal Crusade © Zexuan Zeng
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
Le photographe Zexuan Zeng exhume lors d'un voyage les fantômes de l'Armée rouge qui ont réalisé la Longue Marche, un épisode fatal de la...
08 janvier 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
© Lina Mangiacapre
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
Longtemps marginalisé dans les récits de l’histoire de l’art, le collectif féministe napolitain Le Nemesiache, actif dans les années...
07 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina