Les coups de cœur #298

20 juillet 2020   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Les coups de cœur #298

Mauricio Peña et Leïla Macaire, nos coups de cœur, illustrent leurs voyages. Le premier, venu du Mexique, capture les espaces urbains du Texas, tandis que la seconde part sur les traces de son père, au Maroc.

Mauricio Peña

Né à Mexico, Mauricio Peña, 20 ans, vit désormais au Texas. Il y compose des visuels minimalistes, inspirés par la symétrie du monde urbain. « J’ai découvert la photographie grâce à mon cousin, qui étudie actuellement le cinéma. Je l’ai toujours vu avec un boîtier, et c’est à travers ses prises de vue que je me suis intéressé au médium, c’était un véritable tuteur », raconte-t-il. Inspiré par les coloristes – William Eggleston, ou encore Joel Meyerowitz – et par l’architecture, l’artiste collectionne des clichés harmonieux aux tons pastel. Effaçant l’être humain de son environnement, il transforme les espaces citadins en havres de paix. « Je capture des scénarios sans personnage, je préfère me concentrer sur les structures et les objets. J’aime aussi particulièrement le design d’intérieur et les natures mortes », ajoute Mauricio Peña. Structurées, ses images révèlent le charme discret de la simplicité.

© Mauricio Peña© Mauricio Peña

© Mauricio Peña

© Mauricio Peña© Mauricio Peña

© Mauricio Peña

© Mauricio Peña

Leïla Macaire

« J’ai l’impression que c’est mon inconscient qui photographie »

, déclare Leïla Macaire. Réalisatrice de formation, l’artiste s’est véritablement tournée vers le 8e art à la sortie de ses études de cinéma. Elle réalise, depuis, des séries intimes, interrogeant son rapport à l’identité et à la diversité. La série Envolée est née au Maroc, alors que la photographe partait sur les traces de ses origines. « Je voulais me connecter avec le pays d’enfance de mon père. C’est seulement après plusieurs mois, en revoyant les images, que j’ai pris conscience de mon regard. Mon regard qui, inconsciemment, photographiait des silhouettes mystérieuses, anonymes, isolées. Des corps d’hommes, jeunes et vieux. Des corps allongés, des corps fuyants. Des âmes volantes et insaisissables, comme lui, Papa, comme le désert du Sahara qui nous glisse entre les doigts », raconte-t-elle. Un récit personnel, entre quête existentielle et réalisme magique.

© Leïla Macaire© Leïla Macaire

© Leïla Macaire

© Leïla Macaire© Leïla Macaire

© Leïla Macaire

© Leïla Macaire

Image d’ouverture : © Mauricio Peña

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