Les icônes de Gus Van Sant

02 juin 2016   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Les icônes de Gus Van Sant
Jusqu’au 31 juillet, la Cinémathèque française plonge ses visiteurs dans l’univers d’un artiste pluridisciplinaire connu pour ses films contemplatifs.

Gus Van Sant est avant tout connu pour son travail de réalisateur. L’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française jusqu’au 31 juillet prouve qu’il est aussi un artiste pluridisciplinaire. Dès la première salle, la photo est mise à l’honneur. Dans tous les domaines, le réel est son instrument : ses seize longs-métrages s’inspirent de faits divers, et les Polaroids présentés à l’entrée de l’exposition étaient, à l’origine, de simples outils.

gvs-fe18-16gvs-fe18-17gvs-fe18-18gvs-fe18-19

« Dans les années 1980, j’avais l’habitude de prendre des photos de tous les comédiens qui passaient des castings pour mes films afin de me rappeler d’eux », a-t-il confié à la presse lors du vernissage. Avec le temps, ces milliers d’instantanés sont devenus une œuvre à part entière. Autre point commun entre ses photos et ses films : le collage. La série Cut-ups, réalisée à partir d’agrandissements de vieux Polas, reconstruit des personnages d’une manière mystérieuse défiant les codes du portrait. De la même manière, ses scénarios ne sont jamais linéaires : Gus Van Sant joue avec la temporalité et la déconstruit, notamment dans Elephant (2003).

Cut-Ups (2010). Collage numérique réalisé par Gus Van Sant à partir de Polaroids. © Gus Van Sant.
Cut-Ups (2010). Collage numérique réalisé par Gus Van Sant à partir de Polaroids. © Gus Van Sant.

Dans les autres salles, on découvre des extraits de ses films, des schémas, des croquis, des aquarelles et de la musique… L’ensemble de la collection est à retrouver dans le catalogue Gus Van Sant / Icônes, publié aux éditions Actes Sud. Nous pensions visiter la rétrospective d’un réalisateur, le cinéma apparaît finalement comme un prétexte à la découverte du reste de ses œuvres. Inattendu.

Texte par Alissa Genevois et Hélène Rocco

Jusqu’au 31 juillet 2016,
Cinémathèque française,
51, rue de Bercy 75012 Paris,
www.cinematheque.fr

 

Explorez
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
04 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
Emcimbini de la série Popihuise, 2024 © Vuyo Makheba, Courtesy AFRONOVA GALLERY
Les images de la semaine du 22 décembre 2025 : neige, enfance et cinéma
C’est l’heure du récap ! Au programme cette semaine : l’éclat ivoire des premiers flocons pour le solstice d’hiver, un retour sur la...
28 décembre 2025   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
04 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche