Marjolijn de Groot emballe les êtres pour critiquer nos modes de consommation

16 décembre 2022   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Marjolijn de Groot emballe les êtres pour critiquer nos modes de consommation

« Pour chacune de mes images, la manipulation de textures et le prisme des couleurs s’imposent comme les éléments premiers de mon geste créatif. Dans mes projets personnels, le corps et l’espace questionnent ma relation au vivant – que ce soit à l’autre ou à notre environnement », explique Marjolijn de Groot. Installée en France depuis 1990, la photographe néerlandaise a orienté sa pratique autour des dérives liées à nos modes de consommation, qu’elle perçoit comme des statuts sociaux complexes, exposés au jugement et façonnés par la tolérance d’autrui. « Cela me préoccupe beaucoup. Je suis loin d’être exemplaire, reconnaît-elle. Je change ma manière de faire petit à petit. Je me heurte souvent à des problématiques de conscience. J’espère déclencher une action et une réflexion au quotidien, encourager le monde à refuser les produits suremballés. » À l’image, les êtres et la nature se confondent et s’oublient tantôt dans des drapés de plastique, tantôt entre des bandes de papier doré. Imprégnés par de multiples impressions visuelles, ses clichés s’inspirent des sept années de son enfance passées entre l’Inde et le Pakistan. Les road trips à travers le sous-continent, les étals de marchés, la Holi – cette fête des couleurs hindoue qui célèbre la fertilité et le retour du printemps… « Le rythme de la vie et de ses évènements est rémanent, comme une vision cinématographique en technicolor », assure l’artiste.

© Marjolijn de Groot

 

 

© Marjolijn de Groot

 

 

© Marjolijn de Groot

 

 

© Marjolijn de Groot

 

 

© Marjolijn de Groot

 

© Marjolijn de Groot

Explorez
Rebekka Deubner, lettres d'amour à terre
© Rebekka Deubner
Rebekka Deubner, lettres d’amour à terre
Exposé aux Rencontres d'Arles, à la Croisière, le projet La terre amoureuse de Rebekka Deubner nous parle avec une grande justesse de la...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
© Lys Arango / La Kabine
L’exposition, Au bord des mondes, pour les 5 ans de La Kabine 
Au bord des mondes : Habiter les territoires, survivre aux fractures, du 27 juin au 20 septembre, une exposition qui invite à repenser...
08 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
© Leïla Macaire
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
Bleu comme désert est un projet photographique réalisé par Leïla Macaire dans les dunes du désert du Tassili n’Ajjer, en Algérie, qui...
30 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
© Yasmina Benabderrahmane
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
Pour la 3e édition du festival Mondes en commun du musée départemental Albert-Kahn, ce sont onze photographes qui déploient leurs œuvres...
30 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Jordan Beal : Martinique (re)générée
© Jordan Beal
Jordan Beal : Martinique (re)générée
Avec Linéaments, Jordan Beal dévoile une Martinique générée par l'IA. Travaillant à partir d'images existantes, il explore un territoire...
19 juillet 2026   •  
Écrit par Anaïs Viand
La nuit américaine racontée par Laila Hida
Sange Khara, 2025 © Laila Hida
La nuit américaine racontée par Laila Hida
"Comment renouveler les imaginaires stéréotypés par l’art, l’histoire et le cinéma ?" C’est à cette question que Laila Hida tente de...
18 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? : Anne-Lise Broyer
© Anne-Lise Broyer
Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? : Anne-Lise Broyer
Sur les traces des déplacements de populations, des fractures et de l'histoire antique, Anne-Lise Broyer dépose son regard. Un travail...
17 juillet 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei
Au Palais de la Porte Dorée, l'art dénonce les discriminations
Jane Evelyn Atwood, La boxe féminine, 2000 FNAC 2000-208 Collection du Centre national des arts plastiques © Jane Evelyn Atwood
Au Palais de la Porte Dorée, l’art dénonce les discriminations
Le musée de l’Histoire de l'immigration au Palais de la Porte Dorée présente son exposition jusqu'au 23 août 2026.
16 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin