Martin Parr investit les cimaises de la galerie Clémentine de la Ferronnière

Martin Parr investit les cimaises de la galerie Clémentine de la Ferronnière

Du 2 février au 6 mai 2023, la galerie Clémentine de la Ferronnière présente une rétrospective des clichés mordants de Martin Parr, des années 1970 jusqu’à nos jours. Une exposition idéale pour découvrir ou redécouvrir le travail esthétique et acéré du célèbre photographe anglais.

Installée dans le cœur historique de Paris, sur l’île Saint-Louis, la galerie Clémentine de la Ferronnière représente Martin Parr depuis une année. Pour l’occasion, cette figure emblématique de la photographie britannique expose une rétrospective de son travail. Des années 1970 jusqu’à aujourd’hui, les œuvres exhibées permettent aux visiteur·rices de parcourir les grandes évolutions de l’approche artistique de l’artiste. Le cheminement de Martin Parr se transforme au fil des années tout en gardant une esthétique unique, reconnaissable entre mille, et un humour sarcastique indéniable. 

Né en 1952 au Royaume-Uni, Martin Parr capture son environnement depuis son plus jeune âge. Après des études en photographie, l’artiste développe son propre univers. Entre cliché esthétique et photo sociale, il traite de certains traits absurdes de nos quotidiens et de la société de consommation dans laquelle nous baignons. Les prémices de son travail s’observent dans ses séries en noir et blanc qui ont grandement contribué à l’évolution du 8e art en Grande-Bretagne. Dès lors, Martin Parr développe une écriture photographique précise et des cadrages particuliers que l’on retrouve encore fidèlement dans ses travaux les plus récents. La couleur apparait en 1986 avec The Last Resort où le photographe réalise un portrait caustique des classes ouvrières anglaises en vacances. Dans Small World, il s’intéresse au tourisme de masse du début des années 1990 et le consumérisme qui en découle. 

© Martin Parr

Consommation d’images 

Ces dernières années, Martin Parr continue d’interroger nos quotidiens contemporains. Tout aussi cinglant que ses premières images, les récentes photographies de l’artiste mettent en avant l’absurdité de nos modes de vie. Les couleurs vives de ses compositions, majoritairement éclairées au flash, offrent un témoignage acerbe, mais comique de la société et de ses dérives depuis près de cinquante ans. 

À l’occasion de cette rétrospective, la libraire Maison CF se transforme en pop-up en partenariat avec la Martin Parr Foundation. Elle propose, à deux pas de la galerie, un studio photo et des produits dérivés du photographe : des ouvrages, des puzzles ou encore un livre de coloriage. Des créations commerciales loufoques et originales qui permettent à l’artiste de construire tout un écosystème cohérent sur son propos documentaire cultivé depuis des dizaines d’années. 

© Martin Parr© Martin Parr

© Martin Parr

© Martin Parr© Martin Parr

© Martin Parr

© Martin Parr

Explorez
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
The Internal Crusade © Zexuan Zeng
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
Le photographe Zexuan Zeng exhume lors d'un voyage les fantômes de l'Armée rouge qui ont réalisé la Longue Marche, un épisode fatal de la...
08 janvier 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
© Lina Mangiacapre
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
Longtemps marginalisé dans les récits de l’histoire de l’art, le collectif féministe napolitain Le Nemesiache, actif dans les années...
07 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
04 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
The Internal Crusade © Zexuan Zeng
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
Le photographe Zexuan Zeng exhume lors d'un voyage les fantômes de l'Armée rouge qui ont réalisé la Longue Marche, un épisode fatal de la...
08 janvier 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
© Lina Mangiacapre
Le Nemesiache : avant-garde féministe sud-italienne entre art et mythe
Longtemps marginalisé dans les récits de l’histoire de l’art, le collectif féministe napolitain Le Nemesiache, actif dans les années...
07 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina