Nuit Blanche 2019 : un parcours photographique

04 octobre 2019   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Nuit Blanche 2019 : un parcours photographique

Cette année, Nuit Blanche annonce un programme chargé : un vélodrome improvisé, des courses dans les musées et des artistes qui déambulent dans la capitale. Vous ne savez pas où donner de la tête ? Laissez-nous vous guider vers les événements photographiques à ne pas rater !

Emmaüs, le tour d’un monde, Place du Palais Royal

Pour célébrer ses 70 ans, Emmaüs a confié au photographe Nicolas Henry la réalisation d’une exposition en plein air, mettant en lumière les personnes accueillies et accompagnées par l’association. Avec un long travail de mise en scène, de récupération d’objets et de tissus, l’artiste a créé des univers uniques pour chacun de ses modèles, s’inspirant de mots, de formules ou d’anecdotes échangés. Une série d’images évoquant un envol poétique, flirtant avec le monde des rêves.

Place du Palais Royal, Paris 1, de 19h à 5h

© Nicolas Henry

© Nicolas Henry

Hervé Penhoat, île de la Cité

Artiste international et ancien résident de la Cité internationale des arts de Paris, Hervé Penhoat met ses images en scène durant la Nuit Blanche. À bord d’une péniche en navigation, ses clichés, pris en Estonie et en Europe du nord seront projetés sur les rives de la Seine. Une immersion dans un univers singulier, entremêlant passé et présent. Cet événement organisé en partenariat avec le Ministère de la Culture d’Estonie et son ambassade, en France.

Berges autour de l’île de la Cité, Paris 4, de 19h à 7h

Un air d’accueil, Galerie Saint Séverin

La photographe et vidéaste Estefania Penafiel Loaiza poursuit ici son exploration de l’apparition photographique. Chacune des images d’Un air d’accueil a été prise en laissant l’obturateur de l’appareil ouvert le temps d’une séquence vidéo, qui défile ensuite sur un écran de projection. Si ces extraits, venus de caméras de surveillance, ont pour but de surprendre les migrants clandestins traversant les frontières, l’artiste brouille le réel et transforme les sujets en figures fantomatiques, leur rendant un anonymat protecteur.

4 rue des Prêtres Saint Séverin, Paris 5, de 19h à 7h

© Khanh Dang-Tran© Margaret Lansink

© à g. Khanh Dang-Tran, à d. Margaret Lansink, exposition Femmes Photographes

Bodies Womencities-Taipei, Mairie du 12e arrondissement

Pour l’artiste franco-chilienne Pamela Varela, les crises économiques, la radicalisation religieuse, l’immigration, la fragilité des territoires et leur métamorphose influent sur la place de la femme dans nos sociétés. En traversant trois continents – l’Asie, l’Amérique latine et l’Europe – elle interroge l’identité féminine, alors qu’elle se construit en public et en privé, étudiant les différences culturelles et les ressemblances flagrantes. Un projet vidéo plongeant les spectateurs dans des récits intimes.

130 avenue Daumesnil, Paris 12, de 19h à 1h

© Pamela Varela© Pamela Varela

© Pamela Varela

IM-NATURE, Le 100ecs

Im Nature

renvoie à l’immatériel, à l’immuable, à l’immersif ou encore à l’imperfection. L’exposition regroupe les œuvres d’un collectif de neuf artistes s’inspirant des diverses signification du terme « nature » – qu’il renvoie au monde sauvage, à la technologie ou à l’humain, qu’il puise son inspiration dans des théories du complot ou dans la naissance d’une œuvre. À travers différents supports, utilisant les arts plastiques et l’installation vidéo, les auteurs révèlent leurs idéaux.

100 rue de Charenton, Paris 12, de 19h à 2h30

© Livia Saavedra

© Livia Saavedra, exposition Femmes Photographes

Olivia Arthur & Philipp Ebeling, Agence Magnum Photos

Pour la toute première année, Amnesty International participe à Nuit Blanche, en s’associant à Magnum photos, autour d’un projet photographique intitule Tichan. Créée par les photographes Olivia Arthur et Philipp Ebeling, cette série retrace le parcours de Charlotte, avant nommée Thibaut, en l’accompagnant durant sa transition. « Nous avons commencé à collaborer avec Tichan lorsqu’elle nous a contacté dans le courant de l’été 2018, alors au tout début d’un long chemin de transformation », expliquent les photographes. Un voyage intime, aussi exaltant que difficile.

130 avenue Daumesnil, Paris 12, de 19h à 1h

La Zon-Mai, Galerie Agathe Gaillard / Palais de la Porte Dorée

Pour cette édition 2019, la Galerie Agathe Gaillard propose une installation hors les murs, située au Palais de la Porte Dorée. Fruit d’une collaboration entre le photographe Gilles Delmas et le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, la Zon-mai combine média et expérience pour aborder les notions d’altérité, d’identité, de diversité et de territoire. Cette maison, projetée sur un cube lumineux, invite les visiteurs à pénétrer dans l’intimité de 21 danseurs. Évoluant dans leur propre maison, tous tentent de résoudre avec leurs mouvements la question du « chez-soi ».

293 avenue Daumesnil, Paris 12, de 17h30 à 2h

© Palais de La Porte Dorée, Photo : Kader Benamer / Courtesy Sidi Larbi-Cherkaoui, Gilles Delmas et Lardux Production

© Palais de La Porte Dorée, Photo : Kader Benamer / Courtesy Sidi Larbi-Cherkaoui, Gilles Delmas et Lardux Production

Les fusillés, Square Claude-Nicolas-Ledoux

Prises au printemps 2014 sur le tournage du film Les Fusillés, réalisé par Philippe Triboit, les images de Johann Soussi semblent capturer la folie d’un terrible champ de bataille. Emprunts d’un réalisme glaçant et immersif, les clichés nous emportent dans le passé, en plein cœur de la Grande Guerre. Pour Nuit Blanche, l’exposition s’approprie l’espace en plein air, en son et lumière. 29 panneaux photographiques guideront les visiteurs au cœur de cette aventure historique.

2 place Denfert-Rochereau, Paris 14, de 19h à 2h

© Johann Soussi

© Johann Soussi

JR, Parvis Charles de Gaulle

En 2011, JR a lancé un projet d’art international et participatif. L’objectif ? « Changer le monde ». Inspiré des collages grand format de l’artiste, l’œuvre, appelée Inside Out, donne à chacun l’opportunité de partager son portrait. Aujourd’hui, plus de 260 000 personnes venues de 129 pays ont pris part au projet. Dans le cadre de Nuit Blanche, le photographe dévoile, sur le parvis Charles de Gaulle à Sèvres, les portraits des habitants de la ville, pris en juin 2019.

1 parvis Charles de Gaulle, 92310 Sèvres, de 19h à 7h

Anis Gras – Le lieu de l’autre, Arcueil

Anis Gras – Le lieu de l’autre, installé à Arcueil dans le Val-de-Marne (94), réunit, pour la Nuit Blanche, des artistes autour de trois projets. Esmeralda Da Costa dresse un portrait sombre et réaliste de notre monde, entre nature menacée, manipulation de l’information et évolution des rapports humains. Laurent Melon réalise des peintures refusant toute forme traditionnelle. Le collectif Femmes Photographes, enfin, se bat pour que les artistes féminines soient représentées de manière égalitaire. Pour cette nuit singulière, l’association donne à voir les nombreux regards des femmes auteures au sein d’une exposition d’œuvres grands formats, accompagnées d’une projection et d’un repas-apéritif.

55 avenue Laplace, 94110 Arcueil, de 19h à minuit

© Laure Pubert

© Laure Pubert, exposition Femmes Photographes

Image d’ouverture © Pamela Varela

Explorez
Au Jeu de Paume, l'activisme florissant de Tina Modotti
© Tina Modotti / Courtesy of Jeu de Paume
Au Jeu de Paume, l’activisme florissant de Tina Modotti
Jusqu’au 12 mai prochain, le Jeu de Paume accueille deux expositions qui, bien que distincts par les époques et les médiums employés...
23 février 2024   •  
Écrit par Milena Ill
Mohamed Bourouissa : le chaos de ce que nous sommes, au Palais de Tokyo
Mohamed Bourouissa, Alyssia, 2022, Courtesy de l’artiste et Mennour Paris © Mohamed Bourouissa / ADAGP, Paris, 2023
Mohamed Bourouissa : le chaos de ce que nous sommes, au Palais de Tokyo
Jusqu’au 30 juin, le Palais de Tokyo accueille plusieurs expositions qui ouvrent les débats et les perspectives. En cette période...
22 février 2024   •  
Écrit par Milena Ill
Orianne Ciantar Olive : lumières de résistance
© Orianne Ciantar Olive
Orianne Ciantar Olive : lumières de résistance
Dans After War Parallax, Orianne Ciantar Olive esquisse les contours de Sarajevo et de Beyrouth, deux villes distinctes dont la...
22 février 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Dans l’œil d’Andrea Sena : faire la fête, pas la guerre
© Andrea Sena
Dans l’œil d’Andrea Sena : faire la fête, pas la guerre
Cette semaine, plongée dans l’œil d’Andrea Sena, qui s’est attachée à capturer la fête comme acte de résistance en temps de guerre. Pour...
19 février 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Focus fête ses deux ans à la Gaîté Lyrique !
L'anniversaire de Focus par Fisheye Magazine à la Gaîté Lyrique
Focus fête ses deux ans à la Gaîté Lyrique !
Depuis deux ans, Focus s’attache à raconter des histoires : celles qui enrichissent les séries des photographes publié·e·s dans nos...
24 février 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Au Jeu de Paume, l'activisme florissant de Tina Modotti
© Tina Modotti / Courtesy of Jeu de Paume
Au Jeu de Paume, l’activisme florissant de Tina Modotti
Jusqu’au 12 mai prochain, le Jeu de Paume accueille deux expositions qui, bien que distincts par les époques et les médiums employés...
23 février 2024   •  
Écrit par Milena Ill
Du passé au présent : comment les photographes de Fisheye se réapproprient les images d’archives
Homme et chien avec un masque à gaz, source : Ullstein bild / Getty Images
Du passé au présent : comment les photographes de Fisheye se réapproprient les images d’archives
Enquête familiale, exploration d’un événement historique, temporalités confondues… Les artistes ne cessent de se plonger dans les images...
23 février 2024   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Constantin Schlachter et la matière de l'existence
© Constantin Schlachter
Constantin Schlachter et la matière de l’existence
Constantin Schlachter interroge les liens entre l’image et la psyché, à travers ses expérimentations sur la matière.
23 février 2024   •  
Écrit par Milena Ill