Photo 2.0, mon amour !

13 octobre 2016   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Photo 2.0, mon amour !

La formule sonne comme un serment. Live Wild (« vivre sauvagement ») sont les deux premiers mots affichés devant les yeux de l’internaute qui atterrit sur ce site de photographes. Des mots qui flottent sur un GIF mélancolique et hypnotique, tiré du film American Beauty de Sam Mendes. Live Wild, c’est aussi le nom avec lequel ces sept jeunes femmes, âgées de 23 à 35 ans, ont baptisé leur collectif.

« L’idée vient d’un tatouage que j’ai fait lorsque je me suis installée aux États-Unis, parce que j’ai senti en y arrivant que l’on se réalisait beaucoup plus outre-Atlantique. “Live wild”, c’est vivre à fond et pleinement

 », raconte Camille Lévêque, 30 ans. C’est elle qui est à l’origine du projet. Il y a deux ans, elle a rassemblé un groupe d’amies très proches et baroudeuses.

« Toutes sont assez jeunes. La plupart commencent leur carrière. Je me suis dit qu’il nous fallait une plate-forme qui réunit nos travaux et publications. Pour avoir plus de visibilité, et pour qu’on se pousse les unes les autres. »

Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Ina Lounguine / The Live Wild Collective
Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Ina Lounguine / The Live Wild Collective

Revanche contre l’élitisme

Un clic sur la page d’accueil et l’on se retrouve au bord d’une plage sur laquelle une vague s’échoue à l’infini. Par-dessus cet autre GIF – le site en recèle de nombreux –, les travaux de chaque membre du collectif apparaissent comme des tableaux. Vingt-trois vignettes, qui sont autant d’entrées visuelles vers les univers insolites des artistes. L’ensemble est vivant, bariolé, finement agencé. Chaque élément du site est intelligemment élaboré et mis en page. C’est encore Camille qui est aux manettes.

« Je gère l’identité visuelle en accord avec tous les membres, explique la photographe. Globalement, je trouve les sites de photos assez chiants. Ils sont tous dessinés de la même façon : un fond blanc, une typo très basique… » La jeune femme voulait autre chose. Ce que précise sa comparse Marguerite Horay, collagiste : « Le Web est une plate-forme assez libre, et peu d’artistes réalisent pleinement son importance sur la présentation de leurs travaux. Par ailleurs, le collage comme les GIF sont peu présents dans le monde de l’art et des galeries. Internet est une sorte de revanche sur cet élitisme. » Les sept artistes se revendiquent de la « génération Internet » qui a émergé dans le courant des années 2000. Leur plate-forme est aussi une ode aux repères visuels qui ont construit leurs regards depuis l’adolescence…

Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Charlotte Fos / The Live Wild Collective
Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Anna Hahoutoff
Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Camille Lévêque / The Live Wild Collective
Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Lila Khosrovian / The Live Wild Collective
Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Marguerite Horay / The Live Wild Collective
Fisheye Magazine | Photo 2.0, mon amour !
© Lucie Khahoutian / The Live Wild Collective

 

L’intégralité de cet article est à retrouver dans Fisheye #20, en kiosque depuis le 9 septembre et disponible en ligne sur Relay.com !

Explorez
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
© Yasmina Benabderrahmane
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
Pour la 3e édition du festival Mondes en commun du musée départemental Albert-Kahn, ce sont onze photographes qui déploient leurs œuvres...
30 mai 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
BMW ART MAKERS : les vitraux organiques de Lara Tabet et Yasmine Chemali
Les Aygalades (détail), Bactériographie, impression UV sur verre, 2026 © Lara Tabet / BMW ART MAKERS
BMW ART MAKERS : les vitraux organiques de Lara Tabet et Yasmine Chemali
Lauréates du programme de mécénat BMW ART MAKERS 2026, l’artiste Lara Tabet et la commissaire Yasmine Chemali explorent les eaux...
29 mai 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les Rencontres de Niort 2026 : nos urgences contemporaines
Piton Carré, massif du Vignemale, 2021, série De glace © Grégoire Eloy
Les Rencontres de Niort 2026 : nos urgences contemporaines
Jusqu’au 31 mai 2026, les Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort 2026 dévoilent leur nouvelle édition. Cette année...
20 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Les images de la semaine du 4 mai 2026 : en immersion !
Missingu, œuvre évolutive. 50 à 450 tirages 25 × 20 cm sur papier washi kozo 1 g. Structures suspendues, exposition NÉO-ANALOG. © Laurent Lafolie
Les images de la semaine du 4 mai 2026 : en immersion !
C’est l’heure du récap ! Alors que les pellicules de nos smartphones se remplissent chaque jour d’innombrables images, les artistes de la...
13 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Khames Alrefi, lauréat du Visa d’or humanitaire du CICR 2026 
Gaza City - Al-Tuffah Neighborhood © Khames Alrefi
Khames Alrefi, lauréat du Visa d’or humanitaire du CICR 2026 
Le photojournaliste Khames Alrefi reflète la destruction de Gaza à travers son projet Civilians: The First Victims. Ses images montrent...
À l'instant   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
© Boby
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
Depuis les quatre coins de la planète, Boby a capturé des souvenirs instantanés à l’aide de deux boîtiers instax™ de la série Evo : le...
Il y a 2 heures   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Hommage à Marie-Jo Lafontaine : du noir et blanc à l'éclat du monochrome
Marie-Jo Lafontaine © Département du Nord
Hommage à Marie-Jo Lafontaine : du noir et blanc à l’éclat du monochrome
Jusqu’au 27 septembre 2026, le musée de Flandre, à Cassel, consacre la rétrospective Tout ange est terrible à Marie-Jo Lafontaine....
Il y a 7 heures   •  
Écrit par Fabrice Laroche
En quête d’identité : de la physiognomonie à la reconnaissance faciale
Mikel Nielsen Ommar. © Prince Roland Napoleon Bonaparte (French, 1858-1924); Plates by G. Roche / Domaine public, Getty Image.
En quête d’identité : de la physiognomonie à la reconnaissance faciale
Nous sommes en 1884, le prince Roland Bonaparte (1858- 1924), petit-fils de l’un des frères de Napoléon, organise une mission en Norvège...
11 juin 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine