Sacrées profanités, les contradictions romaines de Paolo Ricca

Sacrées profanités, les contradictions romaines de Paolo Ricca

« Rome est l’une des plus vieilles villes du monde. Elle est belle, architecturale, et possède un riche héritage. Mais elle est aussi compliquée, chaotique – pleine de contradictions. Pour la comprendre, il faut explorer ce qui la caractérise le mieux : le domaine de la religion », affirme Paolo Ricca. Né dans la capitale italienne en 1977, le photographe ne cesse de raconter des histoires nourries par son quotidien. Des fragments narratifs où l’intime et l’anonyme se rencontrent, où les couleurs brutes, plaquées au flash, soulignent la poésie comme l’absurdité de l’ordinaire. C’est à travers cette écriture contrastée qu’il fait le portrait de la métropole. Dans Sulle Vie Dell’Angelus, la poesia del quotidiano, « le sacré et le profane émergent, indissociables l’un de l’autre, et coexistent dans une atmosphère paisible, loin des jugements et préjudices », confie l’auteur. Le long des rues, jeunes et adultes, touristes et locaux se pressent pour écouter les mots du pape, prononcés chaque dimanche, dans un joyeux désordre. Joconde au chewing-gum, nonne aux lunettes de soleil branchées, joueurs de foot devenus icônes, peintures sacrées tatouées sur des peaux bronzées… Flirtant avec l’absurde, Paolo Ricca parvient à immortaliser l’âme d’un lieu à l’identité unique – dont les contradictions charment les passant·es d’un jour comme de toujours.

© Paolo Ricca

 

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© Paolo Ricca© Paolo Ricca

 

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