Ségolène Brossette ouvre un nouvel espace avec « Work in progress »

30 mai 2019   •  
Écrit par Julien Hory
Ségolène Brossette ouvre un nouvel espace avec « Work in progress »

Dans le 6e arrondissement de Paris, Ségolène Brossette ouvre un nouvel espace, largement dédié à la photographie contemporaine, avec Work in progress. Une exposition collective qui donne la parole aux artistes que la jeune galeriste défend.

Depuis le 18 mai, Ségolène Brossette a ouvert un nouvel espace destiné à héberger les œuvres des artistes qu’elle défend et c’est au 15 rue Génégaud. Dans une galerie aux odeurs de peinture fraîche, elle présente l’exposition Work in progress. Un titre qui sonne presque comme une métaphore. « La veille de l’ouverture, j’en étais encore à chercher les poignées de porte », explique-t-elle avec le sourire. À l’arrivée, le lieu est un écrin réussi pour accueillir les œuvres et recevoir les visiteurs. Ils ont répondu présents au vernissage de Work in progress.

Cette exposition inaugurale repose sur un principe simple : présenter un travail en cours de réflexion. Sur cette base, elle a demandé à des artistes d’expliquer leur positionnent par rapport à l’art contemporain. Elle a ainsi donné la parole à travers une question qui concernerait plus les commissaires d’exposition. Xavier Dumoulin, Laurence Nicola, Christophe Beauregard, Christine Mathieu ou encore le duo Tania Brassesco et Lazlo Passi Norberto… ce ne sont pas moins de huit artistes qui occupent les murs de la nouvelle galerie. Grâce à un accrochage intelligent, les œuvres gardent leur intégrité tout en entrant en résonance. Il y a ceux qui illustrent le monde en transformation, et ceux qui évoquent nos origines et nos interactions.

© Christophe Beauregard, courtesy Galerie Ségolène Brossette

© Christophe Beauregard, courtesy Galerie Ségolène Brossette

Des signes extérieurs de modernité

Avec Tropique des Pyrénées, le photographe Xavier Dumoulin a voulu montrer les conséquences du réchauffement climatique. En continuité avec ses deux précédentes séries, ce travail s’arrête sur la végétation tropicale qui s’adapte à nos climats : « Si j’arrive à faire passer Pau pour une ville Californienne aujourd’hui, alors on peut vraiment se demander si le tropique sera un jour au niveau des Pyrénées. »

Les portraits de Christophe Beauregard sont déroutants. Par le choix d’un fond à motifs colorés, le sujet interagit avec le décor. Mais il y a surtout ces êtres en construction, qui fixent le spectateur droit dans les yeux. Ce regard crée à la fois une tension, entre distance et proximité. « Je recherche plutôt une photogénie, un sentiment ou un trouble, tout en tentant de décrypter les signes extérieurs d’une modernité. »

Le travail sur le corps est au centre du projet de Laurence Nicola dans son œuvre Paysage de rêve. Dans ses images, elle associe des parties du corps à des objets et des matières. Elle tente de retranscrire les sensations des rêves. « Dans le rêve il y a des pertes de repères, des dissonances, des exagérations ; j’essaye de conserver ces impressions spontanées et fugaces qui peuvent m’apparaître quand je compose une image. »

© Laurence Nicola

© Laurence Nicola, courtesy Galerie Ségolène Brossette

© Christine Mathieu, courtesy Galerie Ségolène Brossette© Tania & Lazlo, courtesy Galerie Ségolène Brossette

© à g. Christine Mathieu, à d. Tania Brassesco et Lazlo Passi Norberto, courtesy Galerie Ségolène Brossette

© Xavier Dumoulin, courtesy Galerie Ségolène Brossette

© Xavier Dumoulin, courtesy Galerie Ségolène Brossette

Photo d’ouverture © Xavier Dumoulin, courtesy Galerie Ségolène Brossette

Explorez
La sélection Instagram #560 : du mouvement et de la danse
© heemuroo / Instagram
La sélection Instagram #560 : du mouvement et de la danse
Comme le disait Pina Bausch dans son discours d'acceptation d'un doctorat honoris causa que lui a attribué l'université de Bologne...
30 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
5 coups de cœur qui explorent le corps et sa mémoire
Cœur de lune © Bérangère Portella
5 coups de cœur qui explorent le corps et sa mémoire
Tous les lundis, nous vous dévoilons deux photographes qui ont retenu notre attention à travers cette rubrique coups de cœur. Cette...
15 juin 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Mesnographies 2026 : nos vies de luttes
© Virginia Morini
Mesnographies 2026 : nos vies de luttes
Jusqu’à début septembre, le festival Mesnographies dévoile un parcours photographique au cœur des problématiques actuelles : dérèglement...
10 juin 2026   •  
Eboro de Nuits Balnéaires, un retour poétique aux ancêtres
Adama et Awa 3, Eboro, 2026 © Nuits Balnéaires
Eboro de Nuits Balnéaires, un retour poétique aux ancêtres
En descendant les marches qui mènent au sous-sol de la Fondation Henri-Cartier Bresson, l'on découvre Eboro. Cette série de photographies...
05 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
© Aliocha Boi et Daphné Lejeune
Baccarat et Fisheye : entrer en Résonances
Baccarat s'offre un beau-livre. Réalisé en partenariat avec Fisheye, Résonances célèbre le savoir-faire d'une Maison de plus de 260 ans...
Il y a 4 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
19 événements photographiques à découvrir en juillet 2026
The Passion of Rome, Fendi, From Life, 1986© Sheila Metzner, courtesy la Galerie Rouge Paris
19 événements photographiques à découvrir en juillet 2026
La rédaction de Fisheye a relevé une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et dans le reste de la France en juillet...
Il y a 8 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
© Leïla Macaire
Bleu comme désert pour interroger notre regard sur un territoire
Bleu comme désert est un projet photographique réalisé par Leïla Macaire dans les dunes du désert du Tassili n’Ajjer, en Algérie, qui...
30 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
La sélection Instagram #560 : du mouvement et de la danse
© heemuroo / Instagram
La sélection Instagram #560 : du mouvement et de la danse
Comme le disait Pina Bausch dans son discours d'acceptation d'un doctorat honoris causa que lui a attribué l'université de Bologne...
30 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin