Mai 2025

Fisheye Magazine #71 : Horizon

Fisheye Magazine #71 : Horizon

« Faire un dossier sur la photographie française, c’est prendre le risque d’assimiler cela à une forme de souverainisme, pire, de nationalisme, commence Benoît Baume, fondateur du magazine, dans son édito. Pourtant, l’enquête que nous avons menée sur le sujet nous mène à l’opposé de cette vision confinée. La photographie en France porte en elle un universalisme qui l’empêche presque d’exister en tant que telle. L’ouverture des structures et des aides – publiques ou privées – du secteur amène à une hétérogénéité des propositions qui révèle la richesse du médium. » Disponible en kiosque à compter de ce jour et intitulé HorizonFisheye #71 s’intéresse ainsi à la pratique hexagonale du 8e art et se propose d’en faire un état des lieux. Au fil des pages, les différents articles multiplient les points de vue et présentent finalement un bel échantillon des nuances du sujet.

Dans le prolongement de notre dossier, le cahier central donne à voir les œuvres de dix photographes d’origine française aux démarches disparates. Dans Bouche, Lucile Boiron déploie une esthétique crue où fragments de chair et de fluides se dévoilent dans des cadrages serrés. Margaux Roy, qui signe Calques, préfère une approche poudrée et délicate. Dans un autre genre, Charles Negre sublime les déchets des marchés parisiens. Grégoire Eloy s’intéresse à la fragilité des zones côtières mises à mal par les changements climatiques tandis qu’Aliocha Boi nous montre un pôle Nord qui se distingue des images qui peuplent les imaginaires. Letizia Le Fur poursuit son exploration du monde avec Les Métamorphoses. Comme son nom le suggère, Cowboys Créoles de Chloé Kerleroux donne à voir la réalité de cavaliers créoles vivant en Louisiane. Avec Forgotten in the Dark, Tom Kleinberg s’immisce quant à lui dans les scènes ballroom de Séoul et Paris. À travers Blue Screen of Death, Baptiste Rabichon soulève les conséquences des écrans dans notre quotidien par l’entremise de photogrammes. Enfin, Marion Ellena sonde sa mémoire et les mécanismes qui la régissent par le biais d’un travail plastique expérimental.

À lire aussi
Les métiers de la photographie : Le tirage, un art de l'ombre
© Estelle Hanania Styliste : Léopold Duchemin pour Acne Studios. Set design : Alice Kirkpatrick.
Les métiers de la photographie : Le tirage, un art de l’ombre
Quand on parle de photo, on pense d’abord aux auteur·ices. Mais il y a celles et ceux qui rendent leurs images visibles : les…
22 mai 2025   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sidewalk Stills, les déchets des marchés de Charles Negre
Sidewalk Stills © Charles Negre
Sidewalk Stills, les déchets des marchés de Charles Negre
Dans Sidewalk Stills, le photographe français Charles Negre offre un regard sensible sur les déchets qui parsèment les sols des marchés…
29 mai 2025   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La MAZ recompose la map
© Shai Andrade, Omi Ori, 2022
La MAZ recompose la map
Pensée dans la continuité des Rencontres photographiques de Guyane, la Maison de la photographie Guyane-Amazonie (MAZ) ouvrira ses portes…
05 juin 2025   •  
Écrit par Eric Karsenty
Blue Screen of Death : Les photogrammes hybrides de Baptiste Rabichon
Blue Screen of Death © Baptiste Rabichon
Blue Screen of Death : Les photogrammes hybrides de Baptiste Rabichon
Baptiste Rabichon, artiste phare de la Galerie Binome, nous confronte à notre rapport ambigu aux images et à la technologie à travers…
12 juin 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Bouche : l'épiderme selon Lucile Boiron
Bouche © Lucile Boiron
Bouche : l’épiderme selon Lucile Boiron
Avec sa série Bouche, Lucile Boiron, formée à l’École nationale supérieure Louis-Lumière, s’intéresse de près à la peau, aux fluides et…
19 juin 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Florence et Damien Bachelot, collectionneurs de rencontres
Florence et Damien Bachelot © Nicolas Despis pour Fisheye.
Florence et Damien Bachelot, collectionneurs de rencontres
Avec un cabinet de plus de 1 000 œuvres, Florence et Damien Bachelot ont constitué, depuis 2004, l’une des plus grandes collections…
26 juin 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos dernières publications
Voir tous les magazines
Fisheye #77 : que valent nos images ?
Fisheye #77 : que valent nos images ?
Que valent nos images ? C’est avec cette question en tête que nous avons composé Fisheye #77, que vous pouvez dès à présent retrouver en...
Juillet 2026
Fisheye #76 : qui sommes-nous ?
Fisheye #76 : qui sommes-nous ?
Qui sommes-nous ? Telle est la question qui traverse les pages de Fisheye #76, que vous pouvez retrouver dans les kiosques ainsi que sur...
Mai 2026
Fisheye #75 : qui a volé nos imaginaires ?
Fisheye #75 : qui a volé nos imaginaires ?
Fisheye vous dévoile son numéro 75, le premier de sa nouvelle formule ! Repensé pour être au plus près du travail des artistes, il...
Mars 2026
Fisheye Magazine #74 : Éthique
© Stan Desjeux
Fisheye Magazine #74 : Éthique
Fisheye #74 est disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne. Intitulé Éthique, celui-ci s’intéresse à la responsabilité éthique...
Novembre 2025
Nos éditions
Uber Life – Tassiana Aït-Tahar
Uber Life – Tassiana Aït-Tahar
Uber Life est un livre à la croisée de l’image, du témoignage et de la sociologie. Il retrace les cinq années que Tassiana a passées en tant que livreuse Uber Eats.
38,99 €
Maurice, Tristesse et rigolade (édition augmentée) – Charlotte Abramow
Maurice, Tristesse et rigolade (édition augmentée) – Charlotte Abramow
Fisheye Éditions réédite “Maurice, tristesse et rigolade” de Charlotte Abramow. Celui-ci est enrichi d’un livret exclusif intitulé “Vivre sans, Vivre avec”, qui retrace les questionnements de l’artiste sur le fait de faire son deuil après sept ans d’absence.
70 €
Sub #04 Only You and Me – Sofiya Loriashvili
Sub #04 Only You and Me – Sofiya Loriashvili
À travers un travail photographique mixant captures d’écran et (auto)portraits, Sofiya Loriashvili questionne notre rapport humain et empathique à la figure artificielle des love dolls, ces poupées de plastique destinées au plaisir.
15 €
Sub #03 No One Is Born Bad – Marvin Bonheur
Sub #03 No One Is Born Bad – Marvin Bonheur
Après son premier ouvrage, “La Trilogie du Bonheur” (Cé Éditions, 2024), Marvin Bonheur poursuit son travail de documentation des banlieues à l’international (États-Unis, Royaume-Uni, Antilles…) et interroge les mécanismes de reproduction de la violence.
15 €
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Thato Toeba : matérialiser les fractures
© Thato Toeba
Thato Toeba : matérialiser les fractures
Dans l'exposition Anyone Can Be Lucifer, aux Rencontres d'Arles, Thato Toeba dévoile un corpus artistique engagé, déboulonnant des...
Il y a 11 heures   •  
Écrit par Deng Qiwen
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
This Bloom I Borrow, 2026. © Aïda Muluneh
Le 7 à 9 Chanel : Aïda Muluneh, et les créations comme des messages sur le monde
Pour l'édition estivale des 7 à 9, des rencontres organisées par Chanel au Jeu de Paume, la photographe et curatrice éthiopienne Aïda...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Vigilance : une histoire de la prévention et de la sécurité en entreprise
© Couverture du magazine Vigilance, n°41, un monteur et ses gants isolants, Michel Crépin, septembre 1971. Avec l’aimable autorisation des archives EDF.
Vigilance : une histoire de la prévention et de la sécurité en entreprise
Comme chaque année, les Rencontres d’Arles proposent des expositions faisant la part belle aux archives. En 2026, nous retrouvons...
29 juillet 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Jean Marie del Moral et sa collection d’artiste(s)
Monique Frydman © Jean Marie del Moral
Jean Marie del Moral et sa collection d’artiste(s)
Du 30 mai au 1er novembre 2026, le centre d’art Contemporain Bouvet Ladubay situé à Saumur nous propose une immersion au cœur des...
28 juillet 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin