Adobe x Fisheye : Martin Bertrand, convictions et engagements (5/5)

19 septembre 2019   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Adobe x Fisheye : Martin Bertrand, convictions et engagements (5/5)

« Le retour à la nature est sûrement la tendance visuelle la plus évidente », affirme le photographe Martin Bertrand. Pour lui, cette pratique photographique, repérée par Adobe, est une grande source d’inspiration. Focus.

Enfant, Martin Bertrand, photographe français, était fasciné par les grands espaces naturels, synonymes de rêves et de voyages. Un goût pour la nature qui a pris place dans sa pratique photographique. « Comme la majorité des Occidentaux de ma génération, j’ai été sensibilisé aux problématiques environnementales et écologiques grâce à mon éducation et aux médias. Ces enjeux se sont imposés naturellement comme une thématique de prédilection, avec toutefois un prisme sociétal », explique-t-il.

Ses périples en terres inconnues l’ont mené aux Philippines, à Cuba, au Vietnam ou encore en Thaïlande. Si la beauté du monde sauvage l’inspire, les dégâts causés par le dérèglement climatique le touchent profondément. « J’ai passé sept mois sur la péninsule indochinoise. J’ai vu de mes propres yeux les méfaits de la modernité galopante, confie le photographe. Dans le Delta du Mékong, par exemple, la moitié des terres est située à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer. J’ai observé des scènes mélancoliques, où l’eau avait déjà cerné des habitations côtières. »

© Martin Bertrand

Intégrer la nature au monde urbain

 

Les rencontres que Martin Bertrand a faites, au cours de ses périples, ont développé ses convictions et ses engagements. « La fragilité de la nature m’inspire. Elle apparaît comme un véritable enjeu, au 21e siècle », précise-t-il. En 2017, l’auteur s’est rendu à l’oasis Kerlanic, en Bretagne. Un lieu occupé par une communauté autonome surprenante. « Je trouve extraordinaire que dix personnes aient un impact écologique équivalent à celui d’un homme avec un mode de vie conventionnel », ajoute-t-il. En s’y installant durant deux semaines, il s’imprègne du quotidien de la communauté, et sublime leur mode de vie dans ses images. « Ce fut de très belles rencontres, et une expérience unique, qui a alimenté de nombreuses réflexions philosophiques », souligne le photographe.

Pour lui, notre mode de vie moderne est devenu une norme, difficile à transformer. Cependant, il imagine un futur harmonieux, au sein duquel la société des prochaines décennies aura intégré la nature, et combiné un mode de vie écoresponsable à l’espace urbain. Un retour à la nature original, qui l’inspire grandement : « notre croissance nous a déconnectés de notre environnement. La notion de « retour à la nature » constitue donc un réel dépaysement – quelque chose qui a toujours inspiré les photographes ! »

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand© Martin Bertrand

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand© Martin Bertrand

© Martin Bertrand

© Martin Bertrand

Explorez
Flore Prebay : Ce qui s'efface, ce qui demeure
© Flore Prebay
Flore Prebay : Ce qui s’efface, ce qui demeure
Avec Deuil Blanc, Flore Prébay réalise une réponse plastique et poétique à la disparition progressive de sa mère, atteinte de la maladie...
22 janvier 2026   •  
Écrit par Anaïs Viand
Oleñka Carrasco et La Chica remportent le prix Swiss Life à 4 mains 2026
© Marie Docher
Oleñka Carrasco et La Chica remportent le prix Swiss Life à 4 mains 2026
Ce lundi 19 janvier, le jury du prix Swiss Life à 4 mains, qui associe photographie et musique, s’est réuni pour élire le duo lauréat de...
21 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Les coups de cœur #573 : Ninon Boissaye et Guillaume Millet
00/00/0000 - 00:00, de la série (Ni) Non © Ninon Boissaye
Les coups de cœur #573 : Ninon Boissaye et Guillaume Millet
Ninon Boissaye et Guillaume Millet, nos coups de cœur de la semaine, s’intéressent à des sujets engagés et à des moments de flottement....
19 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Jo Ratcliffe et Martin Parr : quand paysages et société se reflètent
© Martin Parr
Jo Ratcliffe et Martin Parr : quand paysages et société se reflètent
Au Jeu de Paume, du 30 janvier au 24 mai 2026, deux expositions majeures de photographie interrogent la manière dont l’image rend compte...
17 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Flore Prebay : Ce qui s'efface, ce qui demeure
© Flore Prebay
Flore Prebay : Ce qui s’efface, ce qui demeure
Avec Deuil Blanc, Flore Prébay réalise une réponse plastique et poétique à la disparition progressive de sa mère, atteinte de la maladie...
22 janvier 2026   •  
Écrit par Anaïs Viand
Retour sur la première saison des 7 à 9 de Chanel au Jeu de Paume
© Sarah Moon
Retour sur la première saison des 7 à 9 de Chanel au Jeu de Paume
Nouveau rendez-vous incontournable du Jeu de Paume, le 7 à 9 de Chanel permet à des artistes de renom de parler de la création des images...
21 janvier 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Oleñka Carrasco et La Chica remportent le prix Swiss Life à 4 mains 2026
© Marie Docher
Oleñka Carrasco et La Chica remportent le prix Swiss Life à 4 mains 2026
Ce lundi 19 janvier, le jury du prix Swiss Life à 4 mains, qui associe photographie et musique, s’est réuni pour élire le duo lauréat de...
21 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Morphogenèse : carte blanche du Fresnoy au Théâtre Nanterre-Amandiers
© Momoko Seto, Planet A, film, 8 min, 2008, Production Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains
Morphogenèse : carte blanche du Fresnoy au Théâtre Nanterre-Amandiers
Rénové et rouvert en décembre 2025, le Théâtre Nanterre-Amandiers inaugure sa nouvelle saison en offrant une carte blanche au...
20 janvier 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen