Au micro de « Regardez voir » #100

27 juin 2019   •  
Écrit par Mélanie Baume
Au micro de « Regardez voir » #100

Jusqu’au 1er septembre à Vendôme, le festival Promenades Photographiques accueille le project Hémopoiesis de Thierry Arensma. Focus ensuite sur Brésils, signé Ludovic Carème, à découvrir à la Friche la Belle de Mai à Marseille jusqu’au 29 septembre. Au micro de « Regardez voir » #100

Parmi les 24 expositions au festival Promenades Photographiques, à Vendôme, Thierry Arensma présente son projet Hémopoiesis au Manège Rochambeau. Le photographe intègre dans une usine désaffectée des chevaux fantasmagoriques. Au cours de la première guerre mondiale, près de 1 400 chevaux, saignés chaque jour dans cette usine afin d’obtenir un sérum appelé « hémopoïesis ». Une opération pour lutter contre l’anémie des soldats. À travers ce projet, il juxtapose le passé et le présent, et opère un saut entre le réel et le rêve. Avec une grande délicatesse, le photographe fusionne le monde de l’industrie avec l’univers animalier – un hommage à l’égard de ces bêtes dociles.

© Thierry Arensma

© Thierry Arensma

Une tendresse qui retient notre regard

À travers son exposition Brésils, à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, Ludovic Carème se fait le témoin d’une société injustement délaissée et oubliée sur le bord d’une autoroute, au dessus des égouts ou encore dans la favela d’Agua Branca à Sao Paulo, au Brésil. Les habitants de cette communauté n’ont gère le choix :  travailler dans des conditions déplorables ou bien vivre dans la rue. C’est avec pudeur que le photographe capture cette humanité sur les visages de ses rencontres – une tendresse qui retient notre regard.

Ludovic Carème partage aussi ses déambulations dans la forêt amazonienne. Le photographe documente l’histoire méconnue du génocide indien de cette région. S’il capture la menace de la déforestation, la véritable beauté de ce « grand jardin » transperce ses images. Des photographies poignantes, à découvrir du 30 juin au 29 septembre.

 

© Ludovic Carème© Ludovic Carème

© Ludovic Carème

Image d’ouverture © Thierry Arensma

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