Au micro de « Regardez voir » #14

25 octobre 2017   •  
Écrit par Anaïs Viand
Au micro de « Regardez voir » #14

Le week-end dernier, Brigitte Patient s’est rendue à la Maison Rouge à l’occasion de l’exposition Étranger résident. Elle y a rencontré son collectionneur, Marin Karmitz, et Erri De Luca, un écrivain, poète et traducteur italien contemporain dont l’un des textes a été publié dans le catalogue d’exposition.

Cinéaste, producteur de films, Marin Karmitz a aussi participé à la création des salles de cinéma MK2. Cette carrière de cinéaste est un élément contextuel important qui explique le déroulé de l’exposition intitulée Étranger résident. Car à l’image du scénario, l’exposition entremêle plusieurs histoires et médiums et dessine un autoportrait en creux du collectionneur. Parmi les 200 oeuvres exposées, le spectateur pourra apprécier des oeuvres d’Antoine d’Agata, Walker Evans, Gisèle Freund ou encore Jean Dubuffet et Panamarenko. Les images noires et blanches collectionnées par Karmitz évoquent pour l’essentiel le mystère.

« Les arbres ont des racines, les hommes non. Ils les remplacent avec ce qu’ils sèment et ce qu’ils récoltent. Sa maison contient sa récolte. Marin Karmitz n’est pas un collectionneur, il n’a pas l’obsession acharnée de la série à compléter, le trouble de l’accumulation. Il recueille en fait des rencontres avec des œuvres d’artistes. C’est le musée d’un homme, de celui qui marche le long d’une plage et trouve ce qui vient de la mer. » C’est ainsi qu’Erri De Luca introduit l’exposition dans le catalogue d’exposition. Outre ses talents d’écrivain, on le découvre être un fin observateur. Passionné par la photo, Erri, confie que face à une image, il souhaite « forcer les limites de l’encadrement » et il y parvient jusqu’à même dévoiler l’invisible.

Gotthard Schuh, Grubenarbeiter, Belgique, 1937 © Fotostiftung Schweiz. Courtesy Collection Marin Karmitz, Paris

Gotthard Schuh, Grubenarbeiter, Belgique, 1937 © Fotostiftung Schweiz. Courtesy Collection Marin Karmitz, Paris

 

© Chéa, Cambodge 2000 / Laurence Leblanc

Image d’ouverture © André Kertesz, East River, New York, 1938 © Rmn – Grand Palais. Courtesy Collection Marin Karmitz, Paris

Explorez
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
© Christie Fitzpatrick / Instagram
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
À l’approche des fêtes de fin d’année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine capturent la poudreuse, les chutes...
23 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Chad Unger, feu tranquille
© Chad Unger
Chad Unger, feu tranquille
Chad Unger est l’auteur de la série au titre étrange et poétique Fire Barked At Eternity – littéralement « le feu aboya à l’éternité »....
20 décembre 2025   •  
Écrit par Milena III
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
A New Team © Sofía Jaramillo
Sofía Jaramillo : la neige comme espace de réappropriation
Dans A New Winter, Sofía Jaramillo s’attaque à l’imaginaire figé des sports d’hiver. En revisitant les codes visuels du ski, la...
31 décembre 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger