Celine : vertige et envoûtement

22 janvier 2021   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Celine : vertige et envoûtement

« Je fais de la photo pour rester vivante. C’est un voyage, une pulsion. Quelque chose de très intense et léger à la fois. Je photographie pour me connecter à la nature, au céleste et à l’invisible. Je le recherche dans l’instant qui disparaît », confie Celine. Installée en pleine nature, non loin de Paris, l’artiste – ancienne comédienne, assistante-réalisatrice et danseuse – construit des images sombrement poétiques. Mélange d’argentique, de numérique, de collages, de jeux de reflets, ou encore d’expérimentations avec des pellicules expirées, son univers visuel se veut intime, immersif. Le corps y est suggéré, dissimulé derrière des rideaux fins, contemplant l’horizon et les vols des oiseaux au crépuscule. Myope depuis la naissance de sa fille, Celine explore cette nouvelle manière de voir à travers le 8e art. « Voir un peu flou vous engage à méditer le monde. C’est un vertige », précise-t-elle. Envoûtants, ses tableaux photographiques s’apparentent à une plongée en apnée. Une sensation inspirée par son attrait pour le peintre Mark Rothko et « sa densité des couleurs, son envoûtement chromatique, et cette impression d’être inhalée dans chacune de ses toiles ».

© Celine

 

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