Chaumont-Photo-sur-Loire : le charme silencieux et méditatif de la nature

07 septembre 2023   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Chaumont-Photo-sur-Loire : le charme silencieux et méditatif de la nature
© Thierry Ardouin
© Loredana Nemes

Chaumont-Photo-sur-Loire revient à l’automne pour une sixième édition. Comme à l’accoutumée, le festival donne à voir les liens qui unissent nature, photographie et architecture dans cet écrin merveilleux qu’est le domaine qui inspire son nom.

Chaque visite au domaine de Chaumont-sur-Loire est marquée par une sensation de sérénité. La beauté de l’endroit nous submerge tandis qu’un calme enveloppant et apaisant envahit l’esprit. Il est donc tout naturel que la sixième édition du festival s’articule autour du silence et de toute la méditation poétique qui en découle. Du 18 novembre 2023 au 25 février 2024, Éric Poitevin, Bae Bien-U, Ljubodrag Andric, Loredana Nemes, Nicolas Floc’h et Thierry Ardouin présenteront des séries, accrochées dans différents lieux du château, faisant écho à cette thématique. En outre, elles révèleront « quelques secrets, tant sur le sujet photographié, que sur celui ou celle qui tient l’appareil ou sur le médium en lui-même », indique Chantal Colleu-Dumond, la commissaire. Dans un style qui leur est propre, les six artistes mettront également en exergue l’aspect précieux et fragile de la nature aujourd’hui célébrée. 

© Ljubodrag Andric
© Éric Poitevin

Élaborée en France ou aux confins du monde, chacune des séries donne à voir des environnements différents. Éric Poitevin immortalise aussi bien des sous-bois luxuriants que des plantes séchées, semblables à des lignes d’encre minimalistes. Bae Bien-U délaisse les mystérieuses forêts qui ont fait sa renommée dans l’Hexagone au profit de collines volcaniques, de monochromes à l’aspect graphite. À l’inverse, Ljubodrag Andric ne cherche pas à saisir des cadres sauvages et inaltérés, mais des territoires apprivoisés par l’être humain avant d’être reconquis par la faune et la flore. Dans un autre genre, Loredana Nemes et Nicolas Floc’h quittent la terre ferme pour gagner les univers marins. La première photographie la plus grande des îles allemandes de la mer Baltique quand le second nous plonge dans l’océan pour en montrer ses merveilles. Enfin, Thierry Ardouin s’intéresse aux graines et aux multiples secrets qu’elles renferment. Dénué de présence humaine, l’ensemble de ces espaces de silence interroge ainsi la place que nous occupons dans ces écosystèmes.

À lire aussi
Eve Campestrini : la nature dans la peau
© Eve Campestrini
Eve Campestrini : la nature dans la peau
Initiée aux Antilles, Rumbo Quanticum d’Eve Campestrini illustre un monde onirique où nature et corps s’enlacent dans une union…
01 août 2023   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Douglas Mandry et Thirza Schaap : uni·es par l'environnement
© Douglas Mandry / Courtesy of galerie Bildhalle
Douglas Mandry et Thirza Schaap : uni·es par l’environnement
Thirza Schaap et Douglas Mandry sont réunis à la galerie Bildhalle pour une double exposition en solo sur le thème environnemental.
30 août 2023   •  
Écrit par Lucie Guillet
Explorez
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
© Caroline Ruffault
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
Disponible à compter de ce vendredi 11 septembre, Fisheye #78 s’articule autour du paysage. Portfolios et dossier s’intéressent aux...
11 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
© Eve Campestrini
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
C’est au cœur de la vallée occupée par le Groupe Agricole d’Exploitation Collective (GAEC) de Montlahuc qu’Eve Campestrini compose Lueurs...
08 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
Cette semaine les photographes capturent à travers leur objectif le sport sous toutes ses formes. Les frissons parcourent les corps, une...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Hélène David : les voix du vivant
© Hélène David
Hélène David : les voix du vivant
Pendant quatre ans, Hélène David a arpenté le Pays basque à la rencontre de celles et ceux qui l'habitent – humains, animaux, montagnes...
20 juillet 2026   •  
Écrit par Anaïs Viand
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Jaka Mojškerc : des déchirures comme des bouts de vie
© Jaka Mojškerc
Jaka Mojškerc : des déchirures comme des bouts de vie
À travers ses images et ses collages, Jaka Mojškerc construit de petites histoires d'un quotidien qui passe lentement dans la...
Il y a 5 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Les coups de cœur #585 : Lorenzo Levi et Federico Pacini
A non Fairy, Tale. © Lorenzo Levi
Les coups de cœur #585 : Lorenzo Levi et Federico Pacini
Cette semaine, Lorenzo Levi et Federico Pacini, tous deux originaires d’Italie, parcourent la ville, ses lieux parfois déserts et les...
21 septembre 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
기다리는 여자 (Waitng Woman), Be Nu (累) © Suwa Shin
500 portes, neuf douches : l’étrange expérience de Suwa Shin
Pendant six mois, la photographe coréenne Suwa Shin a frappé à 500 portes de son immeuble pour poser une question pour le moins...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Quand la photographie rencontre la grandeur de Fontevraud
Saul Leiter, Taxi, 1957 Collection Florence et Damien Bachelot © The Saul Leiter Foundation
Quand la photographie rencontre la grandeur de Fontevraud
Dans l’écrin spectaculaire de l’abbaye royale de Fontevraud, la photographie se mesure à la peinture, s’en inspire, la détourne et finit...
19 septembre 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas